Accueil I Contact I Infos utiles 
 
 
 
 

'FORMATIONS PRATIQUANTS

'CONFÉRENCES
Traces hivernales

'CONFÉRENCES
Neige et avalanches

INFOS ET PRÉVENTION

"AIDES A LA DÉCISION

"MATÉRIELS DE SECOURS

 
 


Accueil
/ votre sécurité // Matériels /// D.V.A. //// Utilisation - recommandations

DVA- Utilisation et recommandations   imprimer
   
 
- Pourquoi un DVA ?
- Qu'est-ce qu'un DVA ?
- Techniques de recherche
- Entrainement
 

Utilisation en conditions normales

Ces recommandations s’adressent à tous ceux qui pratiquent un sport de neige en dehors des pistes balisées et
ouvertes : skieurs de randonnée nordique, pratiquants de la raquette à neige, adeptes du hors-piste (skieurs et snowboarders), skieurs de montagne, quel que soit leur moyen de locomotion (ski, monoski, snowboard) et alpinistes.

1. Prenez soin de votre DVA

Un DVA est un appareil fragile. Évitez les chocs.
Ne l’oubliez pas au froid ou au fond d’un sac humide.
Hors saison, il doit être rangé, sans piles, dans un endroit sec, à une température tempérée.
Il faut contrôler régulièrement les fonctions émission et réception, et surveiller la portée.
En fonction des modèles, on peut profiter de l’été pour faire réviser son DVA par le service après-vente du distributeur.

2. Pensez au contrôle des piles

Les DVA utilisent des piles LR 6 ou LR 3. Les piles rechargeables sont à proscrire car elles subissent une perte brutale de puissance. De plus, elles induisent une réduction de portée et d’autonomie (tension plus faible). Les piles au lithium sont, elles aussi, sujettes à une perte brutale de puissance.
Tous les DVA sont équipés d’un système de contrôle, qui permet de suivre plus ou moins finement l’évolution en temps réel de l’état des piles. Ce système doit être facilement lisible. De plus, les significations de l’indicateur de l’état des piles devront être parfaitement connues. Attention lorsque le DVA indique un niveau de charge minimum car les basses températures feront encore baisser la puissance des piles.
Le contrôle de l’état (et le changement éventuel) des piles se fait si possible chez soi avant de partir.

3. Sur le terrain

Le port du DVA (complété par pelle et sonde) doit être systématique chaque fois que l’on sort en montagne enneigée hors du domaine sécurisé des stations. Tous les membres du groupe doivent être équipés de cet ensemble.
Le port du DVA devrait également être de rigueur en été dès que l’on aborde des courses de neige, notamment lorsque les conditions météorologiques ou nivologiques ne sont pas excellentes (mauvais regel nocturne, chute de neige récente). En France 20 % des décès par avalanche sont imputables à des accidents survenus entre le 1er mai et le 15 décembre
Les DVA doivent être mis en émission de façon systématique dès le départ. Si cette règle n’est pas rigoureusement respectée, on risque de se retrouver en situation dangereuse avec des appareils éteints.

Pour le port du DVA, deux cas se présentent :

Utilisation en randonnée et alpinisme. Les habillages et déshabillages sont fréquents. La meilleure solution consiste à porter le DVA en bandoulière sur le premier vêtement qui ne sera jamais enlevé. De plus, il sera protégé du froid et des chocs. On peut éventuellement le mettre dans la poche kangourou de la salopette.

Utilisation en hors-pistes. On pourra mettre le DVA dans une poche de la veste, si possible intérieure (meilleure protection contre le froid). On gagnera du temps en cas de besoin urgent d’utilisation. Il faudra être très vigilant si on enlève sa veste pour ne pas y laisser son DVA. Le port autour du cou est à proscrire. Ne jamais laisser son DVA au fond du sac à dos (qui peut être arraché par l’avalanche).

Le DVA doit rester allumé pendant toute la sortie et n’être débranché qu’au retour au point de départ.

4. Faites un contrôle systématique

Il est indispensable de procéder à chaque sortie à un contrôle des fonctions émission et réception de l’ensemble des appareils. Cette formalité permet de s’assurer que chacun connaît le mode de fonctionnement de son appareil. Les quelques minutes consacrées à cet exercice réduiront tout risque de cafouillage, dramatique en cas d’accident :
Chacun branche son DVA en position émission puis passe en réception (= comment passer d’émission en réception) ; s’il y a des DVA analogiques, vérifier le fonctionnement des potentiomètres (= comment s'en servir ) ;

Les appareils restant en réception, le responsable du groupe s’éloigne d’une vingtaine de mètres et passe en émission. Il demande à tous ceux qui détectent sa présence de lever la main (= on vérifie que les DVA fonctionnent en réception avec une portée minimale) ;

On contrôle ensuite la fonction émission : chaque membre du groupe commute son appareil en émission et passe à côté du responsable en réception. Cette vérification permet aussi de s'assurer que chacun a son DVA en émission au départ de la sortie. Le contrôleur ne doit pas oublier de repasser en émission avant de partir.

Toutes ces précautions sont loin d’être inutiles et les surprises sont fréquentes (fonctionnement du DVA mal connu, appareil éteint, fonction émission ou réception défaillante).

Et si l'on part seul ?

La chose n'est pas conseillée, mais cela arrive. Dans ce cas le DVA, la pelle, la sonde restent indispensables. Ils peuvent permettre à un solitaire pris dans une avalanche d'être localisé par d'autres montagnards, témoins de l'accident.
Ils permettent au même solitaire de participer à une recherche s'il est témoin d'un accident.

 'La pelle et la sonde : compléments individuels indispensables

La sonde

Elle permet de déterminer précisément le lieu et la profondeur d’ensevelissement. Pour le sauveteur, cette certitude permet de commencer à creuser dans les meilleures dispositions mentales possibles. Pour une personne peu entraînée à l'utilisation du DVA, la recherche finale sera souvent plus rapide avec une sonde.
De plus, la connaissance de la profondeur d'ensevelissement indique la taille du trou à creuser : plus il sera profond et plus il devra être large au départ.

Pour la victime, ce premier contact avec le monde extérieur peut être moralement déterminant pour affronter les minutes qui la séparent de son dégagement.
Il existe de petites sondes démontables et très légères dont l'efficacité est suffisante si on intervient aussitôt. Elles sont plus faciles et plus rapides à monter que des bâtons-sondes, que l’on peut perdre si l’on est emporté par l’avalanche.
(cf. l'article sur l'intéret d'une pelle et d'une sonde)

La pelle

Seule, une pelle adaptée permet un dégagement rapide : il serait aberrant de localiser une victime en cinq minutes et de mettre une heure pour la dégager. Brasser la neige avec ses mains, les skis ou un snowboard est un moyen de fortune dérisoire. Éviter certains modèles de petites pelles très légères, mais inefficaces voire fragiles.
(cf. l'article sur le dégagement à la pelle)

Entraînez-vous

 

 

Liens I Mentions légales
 

le président ses membres la revue " Neige et Avalanches " l'Anena pratique liens

Nivologie Avalanches Chroniques Étudiants

Bilans accidents Secours - Accidents Témoignages Avalanches hors-saison

Formations pratiquants information prévention Aides à la décision Matériels de secours