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Les forces qui attirent la neige vers le bas sont essentiellement son
poids, ainsi que toute surcharge potentielle qui viendrait s'appliquer
et augmenter ainsi la pression exercée à la surface du manteau
neigeux.
Les forces qui retiennent la neige en place sont des forces de frottement,
d'ancrage et de résistance :
les ancrages inférieurs (frottement du manteau neigeux
avec le sol) : plus le sol est rugueux, meilleurs seront ces ancrages
;
les ancrages latéraux : quasiment inexistants sur de grandes
pentes, ils jouent un rôle plus important dans les couloirs peu
larges (la neige frotte alors contre le rocher sur les bords du couloir)
;
les points d'appui en bas de la pente, sur lesquels s'appuie le
manteau neigeux ;
les liaisons entre les différentes couches qui composent
le manteau neigeux : si une liaison entre deux couches est mauvaise, la
couche supérieure peut glisser sur la couche inférieure
;
la cohésion de la neige à l'intérieur d'une
même couche.
Pour que l'avalanche se produise, il faut que les forces qui retiennent
la neige sur la pente soient plus faibles que celles qui l'attirent vers
le bas. Soit les premières diminuent, soit les secondes augmentent.
La neige nest pas un matériau inerte. Elle est au contraire
en constante évolution, et ne cesse de se transformer, sous linfluence
des conditions météorologiques. Et qui dit transformations
de la neige, dit aussi transformations de ses propriétés,
de son comportement. Les liaisons entre les couches, les cohésions
internes des différentes couches peuvent donc être dans un
premier temps solides. Mais, en se transformant, elles peuvent se fragiliser
: perte de la cohésion de feutrage, humidification, voire fragilisation
par métamorphose de moyen ou fort gradient.
Dans le deuxième cas, il sagit de l'effet dune surcharge
qui va provoquer la rupture du manteau neigeux. Cette surcharge peut
être une nouvelle couche de neige fraîche ou une accumulation
de neige transportée par le vent, une chute de pluie ou celle d'une
corniche ou d'un sérac. Mais elle peut aussi être due à
une intervention humaine, soit volontaire (surpression dans l'air due
à une explosion), soit accidentelle (passage dune ou plusieurs
personnes) .
En fonction de la fragilité du manteau neigeux (qui est celle de
sa couche la plus fragile), la surcharge provoquant le déclenchement
de lavalanche doit être plus ou moins importante.
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