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-- Dossier : tests de stabilité du manteau neigeux - Quelle information retenir ?
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Quelle information retenir ?

Tous ces tests fournissent une information sur la force nécessaire à la rupture du bloc, donc une estimation de la résistance de la couche fragile. Mais d’autres éléments sont à prendre en compte pour l’interprétation des résultats :

La qualité de la cassure. Il n’existe pas de méthode standard pour la caractériser, cependant plusieurs spécialistes insistent sur son importance et l’intérêt de bien observer la façon dont le bloc se casse (vitesse de la cassure) et la forme du plan de glissement (lisse ou irrégulier). Ainsi, pour un même score sur un des tests de stabilité précédents, l’évaluation de la stabilité du manteau neigeux peut être pondérée par les observations suivantes (du plus instable au moins instable) :

• Le bloc glisse soudainement selon un plan bien net, lisse, régulier ou, dans le cas d’une pente trop faible, la couche fragile s’affaisse, s’effondre nettement (cas particulier : si la couche fragile est très mince, moins de 1 cm, on ne la verra pas forcément s’affaisser, c’est alors la rapidité de la cassure qu’il faut noter).

• Le plan de glissement est lisse ou légèrement irrégulier mais le bloc ne glisse que partiellement.

• La couche fragile ne casse pas brusquement mais se tasse, ou bien la cassure est simplement initiée dans la couche et ne se propage qu’en augmentant la charge (plus de coups dans le test en compression par exemple).
Ceci s’observe plutôt dans des couches tendres, proches de la surface et n’est généralement pas associé à une activité avalancheuse mettant en cause cette couche.

• Le plan de glissement est rugueux, parfois en marche d’escalier, la cassure ne correspond pas à une même couche de neige, le bloc ne glisse que très peu.

Ces tests fournissent aussi d’autres informations plus ou moins directement reliées à la stabilité de la neige :

La qualité de la neige dans la couche fragile.
On peut observer les grains en cause, soit sur la partie du bloc resté en place, soit en retournant la partie du bloc qui a glissé. L’interprétation n’est pas toujours simple. À titre d’exemple, on peut penser qu’une couche de neige roulée peu épaisse sera moins inquiétante qu’une couche de gros gobelets. En effet, la neige roulée lorsqu’elle se dépose sur les pentes, tient mal, a tendance à s’accumuler par endroits. Elle a ainsi moins de chance de former une couche continue.

La profondeur de la cassure.
Une rupture juste quelques centimètres sous la surface sera beaucoup moins inquiétante qu’une autre à 30 cm par exemple. Plus généralement, on accordera moins d’importance à une couche fragile située au dessus de la profondeur de pénétration des skis. Il en va de même, si une couche fragile est enfouie à plus d’un mètre de profondeur, la contrainte d’un skieur isolé étant le plus souvent amortie à une telle profondeur. Attention toutefois à garder en mémoire que la répartition de la neige n’est pas forcément régulière dans la pente. Ne pas hésiter à vérifier un peu plus loin, parfois simplement en enfonçant le bâton et au besoin refaire un nouveau test.

Principales conclusions sur les comparaisons entre tests et leur représentativité

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Description des tests
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