74 événements avalancheux
53 accidents impliquant des personnes
21 accidents mortels
26 décédés : |
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9 en randonnées (35 %)
10 en hors-piste (38 %)
5 en alpinisme (19 %)
1 en minage (4 %)
1 autre (4 %) |
21 accidents mortels
Parmi ces 53 accidents davalanche, 21 ont eu des conséquences mortelles
pour au moins une des personnes emportées. De ce point de vue, 2003-2004
se situe dans la moyenne calculée sur les 14 saisons précédentes
(1er octobre 1989 au 30 septembre 2003).
26 décédés
26 personnes sont décédées
au cours de ces 21 accidents mortels. Le nombre
de décédés est donc inférieur au nombre annuel
moyen (30,5), calculé sur les 14 saisons précédentes,
pour la 5ème année consécutive. Cependant, si lon
ne prend pas en compte les accidents à lorigine du décès
de 4 personnes ou plus (accidents particulièrement graves, mais rares
et non représentatifs), le nombre moyen de décès par
an sur la période de référence (1989-2003) nest
plus que de 25, ce qui place cette saison 2003-2004 légèrement
au-dessus de cette moyenne annuelle.
16 de ces 21 accidents ont été la cause du décès de 1 personne, et 5 du décès de 2 personnes. Par conséquent, le ratio mesurant la gravité des
accidents (nombre de décès rapporté au nombre daccidents
mortels) est cette année encore faible (1,2), inférieur au
ratio moyen calculé pour les 14 saisons précédentes
(1,5) et au ratio moyen calculé sans prendre en compte les accidents
" graves " (1,25).
Répartition par activités
Comme chaque saison, la majorité des accidents mortels sont survenus
alors que les victimes pratiquaient la randonnée, le hors-piste
ou lalpinisme. 2 accidents ont eu
lieu dans des contextes particuliers, lun au cours dune opération
de déclenchement davalanche (1 pisteur décédé), lautre sur une route fermée
à la circulation (1 piéton
décédé).
Les activités de randonnée et de hors-piste sont toujours
les activités les plus concernées : 7 accidents mortels et 9 décès
en randonnée ; 9 accidents mortels
et 10 décès en hors-piste.
Pour sa part, lalpinisme compte cette année 3 accidents mortels et 5 décès.
Pour les trois activités, le nombre daccidents mortels suit
cette année les moyennes annuelles calculées sur les 14
années précédentes. En effet, on compte en moyenne
8 accidents mortels par an en randonnée, 8,5 en hors-piste et 2,5
en alpinisme.
Le nombre daccidents mortels et de décès en hors-piste
sont cette année encore supérieurs à ceux survenus
en randonnée, ce qui confirme la tendance générale
daugmentation des accidents mortels par avalanche en hors-piste
sur les 15 dernières années.
Parmi les 9 décédés
lors dune randonnée, 5 victimes
étaient à ski de randonnée et
4 utilisaient des raquettes pour se déplacer.
Les 10 décédés en hors-piste
se répartissent quant à eux comme suit : 6 étaient à ski, 3 à
snowboard et 1 utilisait des patinettes.
Qui sont les personnes décédées
lors dactivités récréatives ?
24 personnes sont décédées
lors dune activité de randonnée, de hors-piste ou
dalpinisme.
83 % de ces victimes étaient
des hommes (20/24), ce qui est conforme à la moyenne sur 14 ans
(82 %).
37 ans est lâge moyen des décédés (21 %
avaient entre 20 et 30 ans, 25 % entre 30 et 40 ans), en conformité
également avec lâge moyen calculé sur 14 ans
: 34 ans (34 % de 20-30 ans, 27 % de 30-40 ans).
70 % dentre eux étaient
des Français. De même, cette répartition Français/étrangers
est sensiblement égale à celle qui est constatée
sur la période de référence (1989-2003).
70 % des décédés
nétaient équipés daucun matériel
de secours :
(arva/pelle/sonde, Sac ABS, Avalung, Recco, etc.).
25 % dentre eux avaient au moins un Arva.
Ces chiffres rejoignent ce qui est constaté sur 14 ans pour lensemble
des décédés (66 % sans aucun équipement, 30
% équipés dArva).
Répartition par département
11 départements ont été
concernés par au moins un accident davalanche.
Les 21 accidents mortels sont survenus dans 6 départements différents :
Savoie : 10 - Haute-Savoie : 5 - Hautes-Alpes : 3 - Isère : 1 - Alpes-Maritimes : 1 - Hautes-Pyrénées
:1.
Comme chaque année, les Alpes concentrent la quasi-totalité
des accidents mortels (20/21), notamment les Alpes du Nord (Haute-Savoie,
Savoie, Isère). La concentration daccidents mortels dans ces
trois départements est supérieure à celle constatée
sur les 14 saisons précédentes : 76 % des accidents mortels
cette saison (16/21) contre 68 % sur la période de référence.
La " contribution " de la Savoie est remarquable : 47 % des accidents
mortels cette année, alors que sa part moyenne sur 14 ans est de
34 %.
Il est intéressant de constater que sur les 10 accidents mortels
savoyards, 6 sont survenus en hors-piste (sur 9 accidents mortels en hors-piste
au total), en partie au moins à cause du grand nombre de skieurs
et snowboarders hors-piste qui vont pratiquer dans ce département.
Si la Haute-Savoie conserve un nombre daccidents mortels semblable
à la moyenne calculée sur 14 ans (4,5 accidents mortels par
an), lIsère, avec 1 seul accident pour cette saison, est en
dessous de sa moyenne annuelle (2,5 accidents mortels par an, sur 14 ans).
Répartition dans le
temps
5 des 21 accidents mortels sont survenus en dehors de la saison hivernale (entre
le 1er octobre et le 30 novembre 2003 et entre le 1er mai et le 30 septembre
2004). Ainsi, 2 accidents mortels sont survenus
en randonnée, fin octobre 2003. Alors quil prenait une photo, 1 piéton a été enseveli
et est décédé sur la route fermée du col du
Galibier, en mai. Enfin, 3 alpinistes sont
décédés en haute montagne (au-dessus de 4000 mètres)
en juillet et septembre 2004.
Dès lors, la part daccidents mortels survenus en " été
" (1er mai 30 novembre) est cette année supérieure
(24 %) à ce qui est constaté sur les 14 saisons précédentes
(14,5 %).
Les accidents davalanche ne surviennent donc pas uniquement en plein
cur de lhiver, ce qui ne limite pas les consignes de sécurité
et notamment le port de lArva à cette saison. En été,
à haute altitude, les conditions sont parfois hivernales et impliquent
dès lors un comportement et un équipement adaptés.
Les mois de janvier et février ont, comme chaque année, concentré
la moitié environ des accidents mortels davalanche (47,5 %).
Cependant, alors que cest normalement le mois de février qui
est le plus meurtrier (29 % de lensemble des accidents mortels entre
1989 et 2003), cette année, le mois de janvier concentre 28,5 % des
accidents mortels (23 % en moyenne sur 14 ans) contre 19 % pour le mois
de février.
Un bilan " dans la moyenne
", ou légèrement en dessous
La saison 2003-2004 est la 5ème année consécutive
où le nombre de décès par accident davalanche
est inférieur à 30,5. De fait, le nombre annuel moyen de
décès semble légèrement diminuer depuis 1999-2000.
Ainsi, entre les saisons 1989-90 et 1999-2000 (soit 10 années),
lAnena a calculé un nombre moyen annuel de 31,6 décès.
Entre les saisons 1989-90 et 2003-2004 (soit 15 années) ce nombre
sétablit à 30,2.
Cependant, il faut également constater que les accidents "
graves " (à lorigine du décès de 4 personnes
ou plus) ont été rares au cours des cinq dernières
saisons.
Sans prendre en compte ces accidents graves, le constat précédent
est moins flagrant : 24,9 accidents mortels par an en moyenne entre 1989
et 1999, contre 24,6 accidents mortels par an en moyenne entre 1989 et
2004.
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