Thésaurus - lettre C
Compétences communales
Voir aussi les synthèses : domaine skiable ; secours sur domaine skiable ; secours en montagne ; avalanche et urbanisme
Voir aussi dans le thésaurus :
compétence Etat - responsabilité communale - police municipale - responsabilité des élus - signalisation - permis de construire - P.O.S - domaine skiable - domaine hors-piste - piste de ski - frais de secours
Voir aussi dans la réglementation :
L 2211-1 Code Général des Collectivité Territoriales
arrêté 23/03/1973 conditions de classement des stations de sports d'hiver
articles 96 et 97 loi n°85-30 9/01/1985 " montagne "
circulaire 6/11/1987 arrêté municipal type relatif à la sécurité sur les pistes de ski alpin
Voir aussi la jurisprudence :conseil dEtat 14/03/1986 "commune Val dIsère/Dame Bosvy"
cour administrative d'appel de Lyon 1/02/95 "Duchatel-Mazoyer/commune de La Grave"
tribunal correctionnel d'Albertville 7/04/97 "Catelan-Neel"
Si lEtat " dit le risque ", la commune "prévient" celui-ci en montagne. Lobligation de sécurité du maire envers ces concitoyens visée aux articles L 2211-1, L 2212 2-5° et L 2212-4 du Code Général des Collectivités territoriales porte principalement sur trois domaines :
- la prévention des risques naturels dans lélaboration des documents durbanisme et dans la prescription de protection ;
- la prévention des accidents de tous types sur le domaine skiable de la commune ;
- la distribution des secours.
Cette obligation de sécurité, obligation de moyen, découle des pouvoirs de police du maire.
I/ La prévention des risques naturels dans les documents durbanisme :
Depuis la loi n°87-565 du 22 juillet 1987, les communes sont tenues dinclure dans leurs P.O.S les risques naturels (articles L123-1 Code de lUrbanisme). Les communes ayant un P.O.S ont compétences pour délimiter les zones exposées à risques et les faire apparaître sur les documents graphiques du plan. Le règlement du P.O.S doit, de plus, encadrer strictement les occupations et utilisations du sol.
Le maire doit, en outre, engager les actions de connaissances et détude des risques sur son territoire en sollicitant les services R.T.M ou de cabinet privés.
Lorsque le risque est connu, la commune à la charge de mettre en oeuvre la protection de la population par le biais douvrages publics. Mais cette obligation de la commune est adaptée aux moyens financiers de celle-ci ; une commune ne peut effectuer des travaux de protection qui soient disproportionnés avec ses ressources.
II/ La prévention des accidents sur le domaine skiable :
Dune manière générale, le maire est responsable de la sécurité sur les pistes de ski, et la jurisprudence étend sa compétence au ski hors-piste, dès lors que les itinéraires en deçà des remontées mécaniques sont fréquemment utilisées (pistes de fait).
Sur les pistes banalisées, le maire à une obligation de signalisation, de protection et dentretien des pistes (information des usagers des dangers davalanches, fermeture des pistes dangereuses, déclenchement davalanches...).
En hors-piste demeure une obligation de signalisation des dangers encourus par les skieurs.
Sur les itinéraires de montagne, la seule obligation incombant à la commune est une obligation dinformation des pratiquants.
En cas de risque imminent, certaines mesures durgences doivent souvent être prises :
- protection passive : fermeture des pistes et/ou des remontées, interdictions, évacuation ;
- protection active: déclenchement préventif davalanches.
III/ La distribution des secours dans la commune :
Larticle 5 de la loi du 22 Juillet 1987 dispose : " la direction des opérations de secours relève de lautorité de police compétente en vertu des articles L131-1 et L131-13 du Code des Communes " (L 2211-2 CGCT et L 2215-1 CGCT).
Le maire assure ainsi la distribution et la direction quotidienne des opérations de secours dans les stations de ski et sur le domaine skiable (en dehors des pistes, les communes doivent prévoir des moyens de secours appropriés).
Le secours en montagne ressort de la compétence technique de lEtat dans la mise en oeuvre des plans de secours spécialisés car les communes ne disposent pas de moyens propres à assurer cette missions de service public.