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Neige et avalanches
Étude de la neige : connaissances
• La neige était rouge, Gualtiero Simonetti traduit par Jean-Paul Zuanon
n°94, juin 2001, pp. 17-18
Résumé :
Une courte étude du phénomène de neige rouge dans les Alpes de l'Est. Cette couleur peut s'expliquer par l'action d'un ensemble d'organismes de très petite taille, telles que des algues micoscopiques pourtant vertes. Mais cette découverte n'a pas été facile à démontrer.

• Du grain de glace au manteau neigeux,
n° 103, sept. 2003, p. 23
Résumé :
Matériau sans cesse changeant, la neige n’a pas fini de faire cogiter ingénieurs et chercheurs. Et pourtant, le besoin de progresser dans la qualité des dispositifs de protection paravalanche impose d’avancer plus loin dans la compréhension de ce matériau. Cet article décrit les contours d’une approche originale, qui tente de prendre en compte plusieurs échelles de description, depuis celle du grain de glace, jusqu’à celle du manteau neigeux.

• Nouveau test du manteau neigeux : à la recherche de points faibles : , Schweizer J., SLF Davos.
n°117, mars 2007, pp. 7-11
Résumé :
Le risque d’avalanche est déterminé, pour une large part, par la stratigraphie du manteau neigeux. À côté des tests mécaniques de stabilité tels que le rutschblock ou le test en compression, un nouveau test, basé sur des indicateurs stratigraphiques d’instabilités connus délivre des informations sur les fragilités potentielles.
Trois propriétés de couches et trois propriétés d’interfaces ont été préférablement reliées à la probabilité de déclenchement accidentel et des valeurs seuils adéquates ont été déterminées, indiquant l’instabilité :
Taille du grain : > 1 mm.
Dureté : ≤ 1-2 (« poing » à « 4 doigts »).
Type de grain : anguleux (faces planes, gobelets, givre de surface). Différence dans la taille des grains : ≥ 1 mm.
Différence dans la dureté : ≥ 2 (« poing » vs. « 1 doigt »).
Profondeur de l’interface : < 1 m.
Le nombre maximum de conditions remplies, pour n’importe quelle interface, détermine le score d’instabilité stratigraphique. Ce test est moins sujet au problèmes de variation spatiale du manteau neigeux que les tests de stabilité, car il a été prouvé que la stratigraphie d’un manteau est plutôt homogène dans l’espace, à la différence de sa stabilité.

• Dérives, Goetz D.,
n° 121, avril 2008, pp. 16-17
Résumé :
Rêve, cauchemar ou réalité ? Quand les variations du climat, qu'elles soient d'origine naturelle ou bien anthropique, bousculent la vie d'un habitant de nos montagnes…

Étude de la neige : techniques de mesures, capteurs, modèles
• Voyage au coeur de la neige grâce au Synchrotron, Coléou C.,
n°97, mars 2002, pp. 10-13
Résumé :
Des images tri-dimensionnelles de la neige, avec une résolution spatiale de 10 mm, ont été obtenues grâce à la microtomographie par rayons X. Cette technique est utilisée au Synchrotron européen à Grenoble.
Différentes voies ont été explorées afin d'obtenir des informations intéressantes. La plus simple était le calcul des paramètres géométriques reliés aux propriétés physiques de la neige. La courbure locale est un paramètre gouvernant les métamorphoses, de même que la quantité de surface par unité de masse qui traduit le potentiel d'évolution d'une neige donnée. Ces paramètres ont été calculés avec plusieurs échantillons, l'importance de la taille de l'échantillon a été démontrée.
L'étude des avalanches et des propriétés mécaniques de la neige est un autre domaine où les images pouvaient améliorer les connaissances. Les observations classiques décrivent les couches du manteau neigeux. Un test expérimental sur un échantillon prélevé sur la cassure d'une avalanche a montré que la microtomographie par rayon X est un outil intéressant pour visualiser les liaisons entre deux couches différentes de neige.

• À quoi sert le toboggan à avalanche ?, Naaim M., Bouchet A., Ousset F., Bellot H.,
n° 101, mars 2003, p. 17
Résumé :
Une plateforme expérimentale d’échelle moyenne a été construite au col du Lac Blanc.
Elle consiste en un canal pouvant être artificiellement alimenté en neige par une vis et un trémie. Le canal a été instrumenté de façon à mesurer la hauteur, la tension normale et celle de cisaillement et le profil de vélocité dans l’écoulement. En faisant varier l’inclinaison du canal et la vitesse d’alimentation en neige, on peut obtenir une relation entre l’angle de pente, la hauteur de l’écoulement et la vitesse d’écoulement.

• Du grain de glace au manteau neigeux, Nicot F.,
n° 103, sept. 2003, p. 23
Résumé :
Matériau sans cesse changeant, la neige n’a pas fini de faire cogiter ingénieurs et chercheurs. Et pourtant, le besoin de progresser dans la qualité des dispositifs de protection paravalanche impose d’avancer plus loin dans la compréhension de ce matériau. Cet article décrit les contours d’une approche originale, qui tente de prendre en compte plusieurs échelles de description, depuis celle du grain de glace, jusqu’à celle du manteau neigeux.

• Des structures comme macro-capteurs de la sollicitation avalancheuse : Berthet-Rambaud P.,
n° 105, mars. 2004, p. 9
Résumé :
Devant la relative méconnaissance de l'action d'une avalanche sur un obstacle, une nouvelle campagne expérimentale est menée sur le site d'étude du Cemagref au Col du Lautaret. Cette campagne est basée sur le principe de l'analyse en retour du comportement de micro-structures. Celles-ci jouent le rôle de macro-capteurs et permettent de s'assurer que le résultat obtenu est bien l'action subie par l'ouvrage. L'objectif est à terme de mieux comprendre les interactions avec l'écoulement pour finalement améliorer les dimensionnement des structures.

• Le profil nivologique simplifié, Bolognesi R.,
n° 108, dec. 2004, pp. 20-24
Résumé :
L’observation des caractéristiques des couches du manteau neigeux est l’un des fondements méthodologiques de la prévision régionale des avalanches.
Le profil nivologique simplifié permet d’obtenir de la manière la plus facile des informations sur la structure du manteau neigeux.
Parmis de nombreux avantages, il peut être rapidement réalisé. Il représente des mesures de résistances plus significatives que celles obtenues grâce à la sonde de battage. Les résultats sont visualisables sur le terrain et permettent une prise de décision immédiate.
C’est un outil simple qui permet aux skieurs de randonnée et aux guides d’étudier de manière approfondie le manteau neigeux. Il permet également aux prévisionnistes d’obtenir des données sur la structure du manteau neigeux de manière plus simple.

• Transport de neige par le vent : interpréter les données d'un Flowcapt, Cierco F.X.,
n°118, juin 2007, pp.20-21
Résumé :
Flowcapt est un capteur acoustique destiné à la mesure du flux de neige transporté par le vent. Cet appareil est surtout utilisé pour la surveillance de pentes à risques menaçant des routes ou des pistes de skis et pour des expériences scientifiques. Néanmoins, l’étalonnage du capteur dans des conditions qui ne caractérisent pas toujours certaines situations rencontrées sur le terrain et certains paramètres comme le type de particule ou leur vitesse ne sont pas pris en compte dans le processus de mesure. En outre, la vitesse des particules pouvant être prise égale à celle du vent, l’erreur commise augmente au fur et à mesure qu’on s’éloigne du sol si bien que le flux de neige peut être surestimé jusqu’à cinquante fois. Un algorithme spécifique a été développé au CEMAGREF de Grenoble pour corriger les mesures mais ce dernier nécessite d’avoir accès à la vitesse du vent. Cela dit, les données ainsi corrigées apparaissent cohérentes avec celles qui on pu être obtenues avec d’autres systèmes de mesure durant la même campagne expérimentale.

Avalanches : connaissances

• Analyse fréquentielle du risque d'avalanche : quel enjeu ? Ancey C.,
n°94, juin 2001, pp. 12-16
Résumé :
L’article évoque l’intérêt que représentent les méthodes statistiques dans la détermination de la relation entre intensité et fréquence d’une avalanche. Si ces méthodes sont d’un emploi courant et consensuel pour les sciences hydrologiques, elles ne sont actuellement pas employées en France dans le domaine des avalanches. Pourtant, l’évaluation de la fréquence avec laquelle peuvent se produire des phénomènes de grande ampleur (donc potentiellement destructeurs) devrait être l’un des points essentiels dans la définition des projets d’aménagement et la réalisation des plans de zonage. Actuellement, l’étude scientifique du couple intensité/fréquence d’une avalanche bute sur deux problèmes : d’une part le manque de données de terrain (vitesse et emprise des avalanches) et d’autre part, la difficulté à définir une variable qui à la fois traduise la physique du phénomène et soit d’un emploi aisé. Enfin, il y a également tout un retard culturel à rattraper pour que les acteurs d’un projet (décideurs, élus, techniciens, etc.) soient réellement familiarisés avec l’analyse statistique nivologique.

• Déclenchements d'avalanches : pur hasard ou ordre caché ? Faillettaz J.,
n°109, mars 2005, pp. 18-21
Résumé :
Cet article traite dune nouvelle approche scientifique des mécanismes
de déclenchement des avalanches de plaque. En contraste avec les
études classiques, ce travail est basé sur une approche
statistique : sur la base des bases de données davalanches
de La Plagne et Tignes, nous montrons que les tailles davalanche
correspondent à une distribution statistique particulière,
similaire à la loi Gutenberg-Richter à laquelle les tremblements
de terre obéissent.
Afin de comprendre un tel comportement, nous avons établi une simulation
numérique (automate cellulaire), basée sur des règles
simples, qui reproduit la distribution des tailles observées, et
valide ainsi lhypothèse physique du modèle. Notre
automate pourrait être appliqué plus tard à des couloirs
davalanche précis, et utilisé comme condition initiale
pour les simulations découlement davalanche et lestimation
du risque.

Avalanches : techniques de mesures, capteurs, modèles

• Des avalanches sous bonne surveillance, Van Lancker E., Chritin V.,
n°96, déc. 2001, pp. 10-14
Résumé :
À Bonneval-sur-Arc, depuis 3 ans, est testé Arfang, un système de détection automatique des avalanches. Lorsqu’une avalanche se produit sur un des 18 secteurs du site couverts par le système, Arfang envoie sans délai l’information aux responsables de la sécurité du site (message SMS sur les téléphones portables, ou fax ou mél).
Pour arriver à un seuil de performance et de fiabilité valable pour les utilisateurs, de nombreuses améliorations ont été apportées au cours des trois dernières années : intégration technique, optimisation de l’algorithme de reconnaissance, optimisation des détecteurs. L’article rappelle le but du système, fait le point sur ses performances, et présente les utilisations potentielles à venir.
Sur le plan de la protection des domaines skiables et de la protection des voies de communication, Arfang sera intéressant sur les sites où la connaissance de l’activité avalancheuse est une condition importante pour les décisions de sécurisation.
Sur le plan scientifique, Arfang présente un intérêt en tant qu’outil pour l’amélioration générale de la connaissance neige et avalanches et pour l’amélioration des réseaux d’observation.

• Détection sismique des avalanches, Navarre JP.,
n°98, juin 2002, p. 19
Résumé :
La détection sismique automatique est proposée comme un moyen d'améliorer l'estimation en temps réel de l'activité avalancheuse, quelles que soient les conditions climatiques. Depuis plusieurs années, un prototype est installé à St-Christophe-en-Oisans (Isère) : l'analyse et la reconnaissance des signaux d'avalanche sont effectuées par un logiciel situé dans la station sismique.

• L'avalanche, l'expert et le modèle, Ancey C.,
n°99, sept. 2002, pp. 29-30
Résumé :
Lors de leur apparition, les modèles de dynamique des avalanches ont été perçus comme un progrès significatif pour le zonage. Malheureusement, ils impliquent des paramètres mécaniques qui ne peuvent pas facilement être réglés du fait du faible nombre de données de terrain.
Une nouvelle approche pour calculer les caractéristiques des avalanches a récemment été proposée par plusieurs chercheurs. Les modèles conceptuels, c'est-à-dire le mariage de l'expertise, des modèles statistiques hydrologiques, des modèles simples de dynamique et d'outils probabilistes (simulations Monte Carlo), proposent un cadre approximatif idéal du processus avalanche pour reproduire l'activité avalancheuse sur de longues périodes dans un couloir donné.

• En amont des plaques à vent, Chritin V., Van Lancker E., Gubler H., Meyer F.
n° 103, sept. 2003, pp. 16-19
Résumé :
Depuis 1994, plusieurs capteurs FlowCapt ont été mis en œuvre sur différents sites et dans différentes configurations. Ces années ont été riches en enseignement et en évolution.
Cet article dresse un bilan de l’intérêt pratique du capteur, des difficultés rencontrées sur le terrain à la recherche des sites, en passant par l’exploitation journalière des données.

• Une nouvelle échelle d’intensité pour les avalanches, Par F. Rapin et R. Guillande
n°109, mars 2005, pp. 11-17
Résumé :
Après différentes catastrophes naturelles survenues en
France ces dernières années, le ministère chargé
de lenvironnement a voulu construire de nouvelles échelles
dintensité sur les différents risques naturels comme
les phénomènes météorologiques (tempête,
cyclone, orage, grêle,
), hydrauliques (inondations, crues
torrentielles, avalanches), éruptifs (volcaniques) ou de feux de
forêts.
Le but était de mieux qualifier chaque nouvel événement
vis à vis de ses prédécesseurs.
Les principaux critères retenus sont :
quelques paramètres physiques du phénomène
lui-même,
le dommage effectif ou possible sur les personnes, les bâtiments,
infrastructures, espaces agricoles ou naturels,
dautres critères.
Léchelle avalanche a 5 degrés, de 1 (très faible)
à 5 (exceptionnel) avec une description spécifique. Ces
niveaux sont relativement indépendants de la vulnérabilité
du site. Les non-spécialistes du phénomène peuvent
la comprendre et lutiliser très souvent.
Pour un évènement, il arrive fréquemment que les
différents paramètres ne se trouvent pas sur un même
niveau : le choix doit préférentiellement être fait
sur le plus fort.
Pour lavalanche, les paramètres physiques sont la surface
affectée, lépaisseur de la neige mobilisée
au départ, le volume déposé et la pression dimpact.
Leffet sur les personnes sévalue en distinguant les
observateurs des personnes emportées. Les effets sur les différentes
parties de bâtiments (ouvertures, murs, toit) sont précisés.
Les diverses possibilités pour les routes (véhicules, dégâts,
enfouissement) et pour les arbres et forêts sont détaillés.
Cette nouvelle échelle utilise aussi le bruit possible, les trajectoires
originales et les possibles effets sur les ouvrages de protection.

• Un site d'étude et de déclenchement : le col du Lautaret, Thibert E., Ravanat X.,
n°120, déc. 2007, pp.28-29
Résumé :
Le Cemagref dispose au Col du Lautaret d’un site d’étude et de déclenchement d’avalanche. Initialement dédié à l’étude de la dynamique des écoulements et à la mise au point de dispositif de déclenchement, il est aujourd’hui utilisé pour étudier les forces d’impact d’avalanche sur les ouvrages de génie civil, paramètre clef pour dimensionner les ouvrages paravalanches. De nouveaux systèmes de déclenchement équipent les couloirs où ont été installés des ouvrages se comportant comme des capteurs macroscopiques. Les opérations de déclenchement qui mobilisent une dizaine de personnes lors des journées de tir (2-3 par hiver) s’effectuent dans le cadre réglementaire d’un Plan d'Intervention et de Déclenchement des Avalanche comme il est d’usage sur les domaines skiables. Ces nouvelles campagnes de déclenchement ont déjà permis d’obtenir des résultats qui indiquent des pressions d’impact d’avalanche supérieures à ce que prévoient les approches à disposition des experts avalanche.

Transport de neige par le vent
• Transport de neige par le vent : interpréter les données d'un Flowcapt, Cierco F.-X.,
n° 118, juin 2007, pp. 20-21
Résumé :
Flowcapt est un capteur acoustique destiné à la mesure du flux de neige transporté par le vent. Cet appareil est surtout utilisé pour la surveillance de pentes à risques menaçant des routes ou des pistes de skis et pour des expériences scientifiques. Néanmoins, l’étalonnage du capteur dans des conditions qui ne caractérisent pas toujours certaines situations rencontrées sur le terrain et certains paramètres comme le type de particule ou leur vitesse ne sont pas pris en compte dans le processus de mesure. En outre, la vitesse des particules pouvant être prise égale à celle du vent, l’erreur commise augmente au fur et à mesure qu’on s’éloigne du sol si bien que le flux de neige peut être surestimé jusqu’à cinquante fois. Un algorithme spécifique a été développé au CEMAGREF de Grenoble pour corriger les mesures mais ce dernier nécessite d’avoir accès à la vitesse du vent. Cela dit, les données ainsi corrigées apparaissent cohérentes avec celles qui on pu être obtenues avec d’autres systèmes de mesure durant la même campagne expérimentale.

Chroniques nivométéoroloqigues
• Aspects de l'hiver 1999-2000, Météo-France,
n°92, déc. 2000, pp. 23-27
Résumé :
L'hiver 1999-2000 a été standard pour les Pyrénées et les Alpes du Nord :
peu d'avalanches et une épaisseur de neige correspondant au moyennes annuelles. A l'opposé, la situation nivologique et avalancheuse a été totalement différente dans les Alpes du Sud, et spécialement en Corse : une épaisseur du manteau neigeux bien en dessous des moyennes annuelles.
Il est intéressant de noter que la tempête de décembre 1999, qui a causé de nombreux dégâts dans toute la France, n'a pas eu les mêmes conséquences dommageables et dangereuses dans les massifs français.

• Aspects de l'hiver 2000-2001, Météo-France,
n°96, déc. 2001, pp. 15-19
Résumé :
Le trait principal de cet hiver, commun à toutes les montagnes françaises, a été certainement sa douceur, excepté durant le mois d'avril hivernal. Cependant, l'épaisseur de neige a été très différente d'un massif à l'autre.
Dans les Alpes du Sud, l'épaisseur de neige était excellente tout au long de l'hiver.
Dans les Alpes du Nord, le manteau neigeux était plutôt épais au dessus de 2000 mètres, mais la plupart du temps peu épais sous cette altitude.
En Corse, après un début prometteur, la neige a disparu trop rapidement.
Enfin, dans les Pyrénées, la neige a été plus abondante sur le versant espagnol et la crête frontalière que dans le piedmont. Les manteaux neigeux étaient instables pendant de courtes périodes, du fait des précipitations et de la douceur pour ce qui concerne les avalanches naturelles et du fait d'instabilités de surface pour ce qui concerne les avalanches déclenchées par les skieurs.

• Bilan hiver 2001-2002, Goetz D.,
n°100, déc. 2002, pp. 20-22
Résumé :
Dans les Alpes, la saison 2001-2002 a été marquée
par un important déficit en précipitations, surtout dans
les Alpes du Sud, où il faut remonter à l'hiver 1992-1993
pour trouver aussi peu de neige. Dans les Alpes du Nord, cet hiver se
solde ainsi à moyenne altitude par un manque de neige dans de nombreux
massifs, tout comme le précédent ; en altitude, cette disette
générale contraste en revanche fortement avec les quantités
exceptionnelles de neige qui s'étaient accumulées durant
l'hiver 2000-2001.
En Corse, l'hiver 2001-2002 est le moins enneigé depuis 1989-1990
: malgré un bon départ en novembre, la sécheresse
qui s'installe à partir du mois de janvier, puis des températures
de plus en plus douces ont raison d'un manteau neigeux peu épais.
Dans les Pyrénées, l'enneigement se révèle
au contraire tout à fait correct. En effet, même si les chutes
de neige ont été globalement plus faibles que d'habitude,
elles se sont produites aux moments où il le fallait, tandis que
de longues périodes de froid ont facilité leur maintien.
Le nombre de victimes par avalanche est, malgré le manque fréquent
de neige, comparable à celui des hivers précédents,
du fait d'un nombre important de déclenchements accidentels.

• Bilan hiver 2002-2003, Goetz D.,
n°104, déc. 2003, pp. 7-9
Résumé :
Dans les Alpes, la saison 2002-2003 présente un bilan contrasté
: un automne et un début d'hiver le plus souvent humides mais très
doux n'ont permis la constitution d'un manteau neigeux qu'en altitude.
Il a fallu patienter jusqu'aux abondantes chutes de neige de fin janvier
et début février pour que l'enneigement devienne enfin normal
à toutes les altitudes. Cette neige s'est ensuite bien maintenue
jusqu'à début mars grâce à une longue période
de beau temps souvent froid. Puis le printemps s'est installé avec
plusieurs semaines d'avance, interrompu seulement durant la première
quinzaine d'avril par une ultime offensive hivernale.
En Corse, précocité et abondance qualifient l'hiver 2002-2003.
Il présente l'un des meilleurs enneigements des 25 dernières
années, avec les hivers 1985-1986 et 1998-1999. A noter toutefois,
comme dans les autres massifs français, une arrivée précoce
du printemps.
Dans les Pyrénées, l'enneigement de l'hiver 2002-2003 tient
également en deux mots : précocité, et surtout, abondance.
Abondance exceptionnelle, car sur les 20 dernières années,
seul l'hiver 1985-1986 présente un enneigement aussi généreux.
L'activité avalancheuse naturelle a été importante
dans les Pyrénées et en Corse, assez faible dans les Alpes.
Quant aux victimes d'avalanche, elles ont été moins nombreuses
que durant les hivers précédents : si l'on a dû en
déplorer cette année dans les Pyrénées, leur
nombre a en revanche été nettement inférieur dans
les Alpes.

• Bilan nivo-météo de l'hiver 2003-2004, Goetz D.,
n°108, déc. 2004, pp. 11-13
Résumé :
Dans les Alpes, la neige s'est maintenue en quantités proches
des normales durant tout l'hiver, même si elle s'est fait un peu
attendre en moyenne montagne en début de saison. A la mi-janvier
s'est produit le plus important épisode neigeux de l'hiver, occasionnant
une situation avalancheuse préoccupante. Ensuite, malgré
une douceur hors norme début février, l'enneigement s'est
maintenu grâce à plusieurs chutes de neige modestes mais
réparties dans le temps, ainsi qu'à des périodes
froides.
En Corse, l'hiver a été marqué par une alternance
de coups de froids neigeux et de gros redoux. L'enneigement a progressé
régulièrement durant l'hiver, pour devenir excellent très
tard en saison.
Dans les Pyrénées, l'hiver a été caractérisé
également par une succession d'épisodes froids et neigeux
et de redoux marqués, soit ensoleillés soit pluvieux. Les
chutes de neige ont été souvent importantes, mais sans être
exceptionnelles. Ce type de temps s'est prolongé durant le printemps,
permettant à l'enneigement d'atteindre en mai des valeurs remarquables
pour une fin de saison.
L'activité avalancheuse spontanée a été soutenue
plusieurs fois dans l'hiver dans les Pyrénées, essentiellement
à la mi-janvier dans les Alpes, et a été plus limitée
en Corse. Quant aux risques d'avalanches provoquées, ils ont été
souvent élevés dans les Alpes et les Pyrénées,
plus rarement en Corse. Malgré tout, le nombre global de victimes
a été sensiblement inférieur aux autres années.

• Bilan de l'hiver 2005-2006, Goetz D.,
n°116, dec. 2006, pp. 10-14
Résumé :
Dans les Alpes, après un automne très doux, l'hiver s'installe brusquement mi-novembre, et se maintient sans faiblir jusqu'à l'arrivée du printemps,
mi-mars. Ce froid persistant permet à l'enneigement en moyenne montagne d'être bon dès le début de la saison, avant de devenir excellent fin février.
En altitude en revanche, il reste déficitaire durant la majeure partie de l'hiver, du fait d'un automne plutôt sec, de chutes de neige hivernales relativement modestes et de vents souvent très forts. Mais cet hiver restera dans les annales comme un hiver exceptionnellement meurtrier sur le plan des avalanches provoquées.
En Corse, l'enneigement a été excellent à toutes altitudes durant tout l'hiver, du fait de précipitations importantes associées à des températures basses. L'hiver dans les Pyrénées a ressemblé à celui dans les Alpes, avec un bon enneigement en moyenne montagne grâce au froid persistant, déficitaire en revanche en altitude par manque de précipitations. D'autre part, si l'enneigement été précoce, la fin de saison l'a été également.

• Bilan de l'hiver 2006-2007, Goetz D.,
n° 119, oct. 2007, pp. 5-9
Résumé :
Sur l'ensemble des massifs montagneux français, 2006-2007 se caractérise par une très sévère pénurie de neige en moyenne montagne, par un enneigement plus satisfaisant, mais tardif, en altitude. Cela tient à la douceur remarquable qui a dominé durant la saison hivernale, ainsi qu'à la sécheresse de l'automne et du début de l'hiver.
Dans les Alpes, après un automne exceptionnellement chaud et sec, l'hiver peine à s'installer : chutes de neige et coups de froid sont à la fois peu fréquents et de courte durée. Il faut attendre mi- ou fin février pour que l'enneigement devienne bon en altitude, tout juste correct en moyenne montagne. Mais le printemps s'installe rapidement début avril, avec une chaleur hors norme, et le manteau neigeux font rapidement. Mai se révèle également plus chaud que la normale, malgré d'ultimes et brèves offensives hivernales.
En Corse, l'enneigement de l'hiver se révèle le plus faible des 25 dernières années, à toutes les altitudes, se situant en opposition complète avec l'hiver précédent au cours duquel il avait au contraire été le meilleur.
Dans les Pyrénées, la saison a été marquée par un très sévère déficit d'enneigement, généralisé à toute la chaîne, à toutes les altitudes et durant quasiment tout l'hiver.
En ce qui concerne les accidents par avalanche, ils ont été peu nombreux aussi bien dans les Alpes que dans les Pyrénées, du fait de la très grande douceur générale et d'un manteau neigeux souvent bien maigre.

• Bilan nivo-météorologique de l'hiver 2007-2008, Goetz D.,
n° 123, oct. 2008, pp. 13-17
Résumé :
L'hiver 2007-2008 présente des caractéristiques communes aux différents massifs : douceur dominante et enneigement en dents de scie, avec un bon départ puis une faiblesse parfois sévère en milieu d'hiver, avant une abondance en fin de saison, essentiellement en altitude.
Quelques compléments par massif : dans les Alpes, il faut remonter à fin 1999 ou fin 1996 pour trouver un aussi bon enneigement en début de saison ; en Corse, l'hiver se caractérise par un mois de février exceptionnellement sec ; dans les Pyrénées, la saison a été très similaire à la précédente, avec un automne et un début d’hiver secs, ainsi qu'un enneigement particulièrement faible au cœur de l'hiver.
Sur le plan des accidents par avalanche, ils ont été à nouveau peu nombreux, à la fois du fait de la douceur globale de l'hiver et de sa présence en pointillés.

Nivométéorologie, activité avalancheuse
• L'Avalanche de Péclerey du 9 février 1999, Ancey C., Rapin F., Martin E., Coléou C., Naaim M., Brunot G.,
n°92, déc. 2000, pp. 12-17
Résumé :
Dans l'histoire
récente, février 1999 aura été l'une des périodes
les plus catastrophiques en terme d'activité avalancheuse. Durant
deux semaines, l'activité avalancheuse étendue à
travers l'ensemble des Alpes a été la conséquence
du décès de 70 personnes et de dommages importants aux forêts
et installations.
En France, le 9 février, 12 personnes furent tuées lorsqu'une
avalanche de neige sèche descendant de la montagne de Péclerey
balaya le village de Montroc (Haute-Savoie).
Cet article donne un aperçu des conditions météorologiques
ayant précédé l'avalanche, et attire l'attention
sur une évaluation de la période de retour. En terme de
chute de neige, cette période a été estimé
à 5 ans. Cette valeur contraste avec la période de retour
estimée pour l'avalanche, évaluée entre 150 et 300
ans selon les paramètres choisis pour caractériser l'avalanche.
Plusieurs questions sont soulevées : comment un tel désastre
peut-il reflèter une imperfection dans la procédure française
du zonage d'avalanche ? est-il un exemple typique de phénomène
naturel extrême ?

• Dossier : les avalanches hors saison,Zuanon JP., Boloyan C., Brizzi P., Goetz D., Brunot G., Daniel L.
n° 122, Jui. 2008, pp. 4-17
Résumé :
Les avalanches ne se produisent pas seulement en hiver. On assiste parfois à des accidents "hors saison" (à partir du 1er mai et jusqu'au 15 décembre).
Globalement, on peut considérer que 15 à 20% des personnes décédées ont été victimes d'avalanches survenues à un moment de l'année où on ne s'y attendait pas vraiment.
Les skieurs de montagne ne sont pas les seuls touchés et les alpinistes apparaissent comme une autre catégorie à risque. Ces accidents sont souvent plus meurtriers (absence de matériel de sécurité, espacement moindre des victimes).
Ils correspondent à des situations nivo- météorologiques particulières que ce dossier s'efforce de mieux définir. Il propose également quelques récits d'accidents qui sont autant de témoignages offrant matière à réflexion : dès qu'il y a de la neige sur une pente et quelle que soit la saison, il peut y avoir un danger d'avalanche
un exemple : le Mont Blanc du Tacul, voie normale
Par Christophe Boloyan
Le Mont Blanc du Tacul, un des itinéraires les plus fréquenté du massif du Mont Blanc, présente des risques d’avalanche même en été. Les conditions nivologiques sont proches de celles de l’hiver et doivent inciter à la plus grande prudence.
Les accidents en avalanches y sont rares mais nécessitent d’importants moyens de recherche. L’issue y est souvent fatale. La majorité des prétendants à l’ascension sont peu familiarisés avec ce phénomène.
Attendre les conditions optimales après d’importantes chutes de neige et respecter les règles de sécurité permet de minimiser le risque.
Nivologie et météorologie des avalanches hors saison
par Daniel Goetz et Gilles Brunot
Dans les massifs montagneux français d'altitude élevée, les avalanches meurtrières ne sont pas rares hors saison (entre mai et début décembre). Les déclenchements de plaques sont à l'origine des deux tiers des décès durant cette période, les avalanches de neige humide d'un décès sur cinq, et celles provoquées par une chute de sérac d'un sur neuf.
Les avalanches de plaque, cause première des décès par avalanche aussi bien hors saison qu'en saison, sont de même nature, quelle que soit l'époque de l'année, mais avec une évolution généralement plus rapide en été qu'en hiver.
Les avalanches hors saison concernent au printemps ou à l'automne les massifs culminant à au moins 3000 m d'altitude environ, et durant la période estivale seulement la très haute montagne. C'est alors le massif du Mont-Blanc qui compte les deux tiers des accidents, celui de l'Oisans près du quart.
Les situations météorologiques associées sont soit les différentes situations perturbées qui peuvent affecter notre pays, et sont alors à l'origine d'avalanches de plaque, soit des situations à très forte chaleur, occasionnant des avalanches de neige humide.
Les avalanches de sérac ne correspondent à aucun type de situation météorologique bien défini. La survenue de situations météorologiques susceptibles d'occasionner des avalanches hors saison est signalée dans les bulletins météo montagne, ainsi que, du 1er mai au 15 juin et du 1er novembre au 15 décembre, dans les bulletins bi-hebdomadaires d'Information Neige et Avalanches "I.N.A.". |