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Leur principe de fonctionnement est très simple. Le
skieur enseveli porte sur lui un émetteur en fonctionnement. Le sauveteur
utilise, quant à lui, un récepteur qui capte le signal émis
par lémetteur et lui permet ainsi de le localiser précisément
et rapidement.
En 1976, il existait déjà de nombreux émetteurs-récepteurs
utilisables pour la localisation des victimes davalanche.
Dans certains cas, lémetteur et le récepteur étaient
combinés : ils formaient un seul et même appareil (Skadi ,
Autophon VS 68, Zellweger, Pieps ).
Le sauveteur pouvait alors être un membre rescapé du groupe,
qui commutait son appareil en mode " réception ".
Dans dautres cas, il sagissait de deux appareils distincts (Arvesan
,
Skilok).
Le récepteur était alors souvent encombrant. Il ne pouvait
être utilisé que par un secouriste extérieur.
Dans un cas, le Salvi, existaient les deux possibilités : émetteur
et récepteur séparés ou combinés.
Le signal émis était soit un champ magnétique modulé
en basse fréquence (Arvesan), soit une onde radio électromagnétique
elle aussi modulée en basse fréquence (quelques exemples de
fréquences utilisées : Skadi, Pieps puis Ramer, Ruf et Redar
: 2,275 kHz, Skilok : 9 kHz, Salvi : 11,5 kHz, Lawinen-specht : 108 kHz,
Zellweger : 240,5 kHz, Autophon VS 68 et Fitre puis Ortovox : 457 kHz).
Un prototype présenté par la Fondation Eigenmann en avril
1974, pour lequel lémetteur et le récepteur (à
antenne directive, ce qui constituait une originalité) étaient
séparés, a été testé sur une très
haute fréquence (quelques milliers de MHz) avec succès, mais
lantenne du récepteur était trop encombrante pour envisager
un appareil opérationnel.
Le récepteur démodulait le signal reçu et la restituait
généralement sous forme dun signal sonore, audible dans
une oreillette, un casque ou un haut-parleur. Celui-ci était dautant
plus intense que le récepteur était plus proche de lémetteur.
Seul le Salvi convertissait le signal reçu en un signal visuel (déplacement
dune aiguille).
Les portées utiles atteintes par ces différents systèmes
émetteur-récepteur allaient de quelques mètres (Arvesan)
à plus de 40 m (Autophon VS 68), mais se situaient généralement
autour dune dizaine de mètres.
Dune façon générale, tous ces systèmes
laissaient entrevoir des perspectives intéressantes en matière
de localisation de victimes davalanches, sous réserve de certaines
améliorations à leur apporter. Un rapport du LASP du CENG
de septembre 1974 concluait même que lavenir était, en
termes de victime coopérante, aux systèmes émetteurs-récepteurs
portatifs.
Cette conclusion sest avérée juste, puisque ces systèmes,
maintenant appelés Arva (pour Appareil de recherche de victimes davalanches)
sont unanimement recommandés depuis plus de vingt ans et utilisés
par tous les professionnels de la montagne et une proportion de plus en
plus grande des pratiquants de la randonnée à ski. Toutefois,
seul la technologie fonctionnant avec des ondes électromagnétiques
de fréquence 457 kHz a subsisté. Toutes les autres ont disparu,
victimes de la concurrence commerciale et/ou de la normalisation, qui depuis
1992, a consacré la fréquence 457 kHz. |