--

 

Le point de vue d’un directeur de service des pistes

--
 
 
 

Cette année, on a pu secourir en octobre une victime équipée d’un arva grâce au chien d’avalanche arrivé très vite sur les lieux de l’accident (moins de 10 minutes par gravité depuis le poste de secours) qui a dégagé la tête de l’enseveli alors que le compagnon de la victime avait un écho maximum à une dizaine de mêtres en aval et que le secouriste (arrivé en même temps que le chien) n’était pas encore en recherche finale.
La bouche pleine de neige, l’accidenté n’aurait pas tenu quelques minutes de plus.
Le surlendemain, il recommençait à surfer.

Cet hiver, le service des pistes de Tignes sera équipé de ballons ABS en plus de l’ARVA. Bien persuadé que l’organisation normale du travail (PIDA, secours) ne devrait en aucun cas exposer les pisteurs à un risque tel que l’ABS soit nécessaire, l’expérience (et malheureusement les statistiques) montrent qu’il arrive que l’on prenne des risques de façon imprévisible dans notre métier. C’est pour cela qu’à partir du moment où l’on fait la démarche de s’équiper de ce type de matériel, il doit être porté par tout le monde et tout le temps. On ne choisit pas le moment à risque, et comme la ceinture de sécurité, on ne la met pas pour avoir un accident. Ce matériel sera donc individuel et après avoir transporté les explosifs du PIDA, on y mettra la trousse de secours pour le reste de la journée.
La gestion sera dans le choix d’armer la poignée (systématiquement hors-pistes) ou de la neutraliser (sur les télésièges par exemple). Il y en a pour quelques secondes et il est indispensable de bien le gérer.
Jean-Louis TUAILLON
Directeur du Service sécurité des pistes de Tignes

----
aide-- retour © ANENA