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Cette
étude synthétique confirme le bien-fondé de la position
de notre fédération en matière de " sécurité-avalanches
" : le seul équipement susceptible de limiter les dégâts
dun accident davalanche pour le pratiquant dun sport
de neige de pleine nature, cest lARVA. Tous les autres systèmes
de localisation sont, soit trop longs à mettre en uvre (Recco),
soit trop coûteux (ABS).
Pourtant, entre cette affirmation de principe (" jamais sans mon
ARVA ") et la réalité observable sur le terrain, il
y a souvent un contraste flagrant. Quelques exemples :
lors denquêtes réalisées au cours de stages
sur la façon dont les participants utilisent leur ARVA, on obtient
parfois la réponse " je men sers systématiquement
quand je suis en collective, pas toujours quand je sors avec des copains
". Il sagit pourtant dun public a priori sensibilisé
aux dangers de la montagne et " raisonnable ".
histoire vraie : une coulée emporte une partie dun groupe
à raquettes. Par chance, la seule personne totalement ensevelie
est dégagée en moins dune minute par les témoins.
Réaction du responsable du groupe : " nous navions pas
dARVA, mais cest normal, car là où on va il
ny a pas de risque davalanche. " Ah bon ?
enfin, lequel dentre nous ne sest pas trouvé un jour
dans une de ces situations : piles fatiguées, ARVA quon oublie
de brancher, copains quon nose pas agacer avec des histoire
de contrôle au départ de la course (car, cest sûr,
ils sont équipés) et qui annoncent avec un grand sourire,
course faite, quils navaient pas dARVA ? Et que dire
encore de ce petit groupe croisé sur un sommet dauphinois et affichant
fièrement deux pelles pour cinq ?
On est encore loin du " zéro défaut " en matière
dARVA. Or, cest un domaine dans lequel il est impératif
dadopter une vraie démarche qualité. Cest pourquoi
lors des nombreux stages de formation neige et sécurité
qui sont proposés chaque hiver, le CAF met laccent sur le
respect de ces règes de bon sens :
le port de lARVA est obligatoire dès que lon sort des
pistes, quels que soient le terrain et le moyen de déplacement
adopté. Il est indissociable de la pelle et de la sonde.
Seuls, des entraînements systématiques permettent dacquérir
les automatismes pour être performant en cas de vraie recherche.
Un contrôle systématique doit être fait au départ.
Enfin, nos cadres sont encouragés à se tenir au courant
de lévolution des matériels.
La diversification des modèles présents sur le marché
est un fait nouveau dont il faut tenir compte : comment peut-on organiser
une recherche avec des appareils dont on ne connaît pas le maniement
(et qui risqueraient dêtre mal utilisés par leur propriétaire)
? 
Jean-Paul ZUANON
Club Alpin Français
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