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| Les systèmes de secours aux victimes davalanche | |
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Par
François Sivardière
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| Dossier publié dans "Neige et Avalanches" la revue de l'ANENA, N° 104 - décembre 2003. | |
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Quand une personne
est emportée par une avalanche, on estime que sa probabilité
dêtre ensevelie est comprise entre 25 et 35 % environ
1 . Dans ces cas,
lopération de secours nest pas seulement une opération
de secourisme. Il faut en effet dabord retrouver la victime. Cette phase de localisation est importante : elle doit être aussi courte que possible. Les statistiques sur les chances de survie des victimes davalanche sont en effet très claires : plus la durée densevelissement est importante, plus la probabilité de sauver la victime est faible. |
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| Les études les plus récentes 2
confirment (en les précisant) les résultats dune étude
plus ancienne (1992). La probabilité de survie des victimes totalement
ensevelies 3 plonge de 91 % après
18 minutes densevelissement à 34 % après 35 minutes,
puis reste relativement constante jusquà une seconde chute
après 90 minutes, à environ 20 %. Il apparaît par ailleurs que le taux de mortalité est de 52.4 % pour les personnes totalement ensevelies et de 4.2 % pour les personnes partiellement ou non ensevelies. Il ressort donc de ces résultats que : Les moyens de retrouver une personne totalement ensevelie se sont longtemps limités aux chiens davalanche et aux sondes. Ces deux techniques présentaient (et présentent toujours) lavantage de permettre de localiser une victime non coopérante, cest-à-dire ne portant aucun dispositif particulier daide à sa localisation. Compte tenu de sa vitesse de prospection (1 hectare en 10 à 20 minutes), le chien, une fois sur place, constitue, même encore actuellement, le moyen le plus efficace pour localiser rapidement une victime non coopérante. Mais ces deux techniques ne peuvent être mises en uvre que par des secouristes extérieurs, quil faut donc, au préalable, prévenir et dont il faut attendre larrivée sur zone. Ce délai dattente, dû à lalerte et à lacheminement des secours, est souvent long, même si téléphone portable et hélicoptère sont utilisés. Compte tenu de la rapide diminution des chances de survie dune victime davalanche, il compromet souvent la réussite du secours : sondes et équipes cynotechniques ne permettent, le plus souvent, que de retrouver des victimes décédées, même pour des accidents ayant lieu à proximité dune station de ski. Par ailleurs, la localisation dune victime à laide de ses cris implique que celle-ci puisse crier, et que sa profondeur densevelissement ne soit pas trop importante pour que ses cris puissent être entendus de lextérieur. Ce type de localisation, aléatoire, est extrêmement rare. Il nest cité ici que pour mémoire. Différents systèmes de secours aux victimes davalanche ont donc été étudiés pour augmenter les chances de survie de la victime. Si leur objectif est identique, les stratégies poursuivies ne le sont pas : Notes : |
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