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Dossier : Les systèmes de secours aux victimes d’avalanche

L'Avalung

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Par François Sivardière
Principe

La neige constituant le dépôt d’une avalanche contient une importante quantité d’air (au moins 40 % environ de son volume), suffisante en tout cas pour pouvoir théoriquement respirer. L’Avalung a pour objectif de retarder, voire d’empêcher, l’apparition de l’asphyxie mortelle en utilisant au mieux cet air disponible. L’asphyxie sous une avalanche est essentiellement due à une saturation de l’air inspiré en gaz carbonique (gaz rejeté lors de l’expiration). Grâce à une valve unidirectionnelle, l’Avalung permet de rejeter l’air expiré, inutilisable pour respirer, dans le dos de la victime, à bonne distance de l’endroit d’où est inspiré l’air. L’Avalung peut ainsi prolonger le temps de survie d’une personne totalement ensevelie. C’est autant de temps laissé aux secours pour la localiser et la dégager.


L’appareil et son fonctionnement

L’Avalung a été inventé par le Dr. Crowley en 1995. Il ressemble à un harnais et fonctionne un peu comme un tuba de plongée. Grâce à un embout que l’on place dans sa bouche et un tuyau souple, on peut inspirer l’air qui se trouve dans la neige au contact d’un petit filet maillé (retenant la neige), situé au niveau de l’abdomen. L’expiration se fait par le même embout, mais l’air expiré ne vient jamais vicier l’air inspiré, puisqu’il est rejeté dans le dos de la victime. Il pèse 265 g.

Intérêt

Grâce à l’Avalung, plusieurs volontaires ont survécu à un ensevelissement d’une heure sous la neige (dans un cadre expérimental). Preuve semble donc être faite de son efficacité, au moins pendant cette durée. Trois cas d’utilisation réelle, à notre connaissance, semblent confirmer que l’Avalung permet de respirer sous une avalanche. Les personnes impliquées ont indiqué que le fait de pouvoir respirer leur a permis d’attendre (de l’ordre de 20 à 30 minutes) leur dégagement dans un état de relative sérénité. Dans un cas, la victime (un guide de montagne) a pu mentalement se préparer à ce qu’elle allait faire dès qu’elle serait dégagée (rechercher un éventuel client enseveli, ce qui fut le cas). Cela lui a permis d’être opérationnelle dès son dégagement et probablement de sauver son client (en le localisant rapidement avec un Arva).

L’Avalung présente un autre intérêt par rapport à l’asphyxie par obstruction des voies respiratoires, la bouche en particulier. Le fait d’avoir l’embout dans la bouche évite à la neige d’y entrer et d’y former un bouchon asphyxiant.

Limites

L’Avalung pose le problème de la participation active de la victime : il faut penser puis réussir à introduire l’embout dans sa bouche et l’y garder.
Par ailleurs, cet appareil ne facilite pas la localisation de la victime. Celle-ci peut donc être longue. Or les statistiques présentées précédemment montrent qu’après 90 minutes, une nouvelle chute des chances de survie se produit, due à l’apparition de l’hypothermie, contre laquelle l’Avalung ne peut rien.
Le port complémentaire d’un appareil de localisation est donc indispensable.

Pour plus de précisions :

• Zuanon JP. (traduction), Le système Avalung.
ANENA, Neige et Avalanches n° 90, juin 2000, 3 p.

• Radwin M.I., Grissom C.K., Scholand M.B., Harmston C.H.,
Mort par avalanche, le rôle déterminant du dioxyde de carbone.
ANENA, Neige et Avalanches n° 95, septembre 2001, 6 p.

www.avalung.com

Le Sac à dos ABS
Le Recco
L'Avalanche Ball
Les ARVA
L'Émetteur simple
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