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| Recco : intérêts et limites | |
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Par
François Sivardière, ANENA.
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Article publié dans "Neige et Avalanches" la revue de l'ANENA, N° 99 - septembre 2002. |
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Il existe de nombreux moyens de recherche de victimes ensevelies sous une avalanche. Certains peuvent être mis en uvre immédiatement après un accident, par les rescapés eux-mêmes (recherches visuelle et auditive, Arva, sondes de fortune). Dautres nécessitent au contraire lintervention de secouristes professionnels spécialisés. Cest à cette deuxième catégorie quappartient le Recco. |
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Le système Recco est donc un complément aux moyens traditionnels des secouristes professionnels que sont le chien davalanche et la vague de sondage (ainsi que lArva, mais dont lobjectif principal reste la recherche immédiate par les compagnons rescapés). Dans les stations de ski qui ne disposent pas déquipe cynotechnique avalanche, il est même la seule alternative aux vagues de sondage, en attendant larrivée des maîtres-chiens davalanche des services publics de secours en montagne ou des stations voisines. |
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Il ne détecte toutefois que les personnes qui portent au moins un réflecteur alors que la sonde et le chien détectent potentiellement toute personne ensevelie. La probabilité de retrouver des victimes davalanche grâce au système Recco sera par conséquent dautant plus importante que le nombre de pratiquants du hors-piste (à qui il est destiné), porteurs de réflecteurs, sera élevé. Dun point de vue purement technique, et comme pour les techniques traditionnelles, il existe des cas où le Recco voit ses performances réduites de façon très importante (neige mouillée, mais la majorité des accidents a lieu en plein hiver quand la neige est sèche ; victime avec un seul réflecteur et le recouvrant ; victime profondément ensevelie) ou peut localiser autre chose que la victime (réflecteur perdu). |
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Par contre, il peut permettre une intervention plus rapide sur le lieu de lavalanche : une seule personne mobilisée (au lieu dune quinzaine au moins pour une vague de sondage), un détecteur de faible poids et tenant dans un sac à dos permettant un déplacement rapide par gravité (plus rapide quavec des sondes sur lépaule ou quun chien qui court dans la neige parfois profonde). De même, le balayage de la surface de lavalanche sera souvent plus vite effectué. Un secouriste avec un détecteur Recco est évidemment plus rapide quune vague de sondeurs. À " terre " et a fortiori depuis un hélicoptère, il peut aussi être plus rapide quun chien. Enfin, un détecteur Recco a une autonomie de 4 à 5 h, alors quun chien davalanche doit se reposer régulièrement. Pour toutes ces raisons, lutilisation du système Recco peut permettre de réduire la durée de lopération de secours et le nombre de secouristes sur zone. |
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| Pour le pratiquant de hors-piste | |
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Du point
de vue du pratiquant du hors-piste, le Recco présente plusieurs
avantages. Les réflecteurs sont très discrets : poids et
volume négligeables. Ils sont le plus souvent déjà
intégrés dans les chaussures ou les vêtements, mais
peuvent être achetés séparément pour une somme
modique (15 à 20 € la paire). Étant par définition
un système passif, aucune compétence particulière
nest nécessaire, ni aucun entraînement requis. Tout
le monde peut donc facilement séquiper de réflecteurs
Recco. Dautre part, il suffit davoir sur soi un réflecteur
pour être théoriquement localisable (condition nécessaire
mais non suffisante). Ils ne contiennent en effet pas de pile : il ny
a donc pas de risque doubli de changer des piles en mauvais état.
Pas de risque doubli de mise en marche non plus, puisquils
sont en permanence prêts à réfléchir le signal
émis par le détecteur. Il ny a enfin pas non plus
de risque de panne, car ils sont quasiment inusables (durée de
vie théoriquement illimitée, sauf destruction mécanique). |
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| Arva ou Recco ? | |
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Sagissant dans les deux cas de moyens de localisation
de victimes davalanche utilisant des technologies issues de lélectromagnétisme,
Arva et Recco sont parfois mal distingués voire confondus. Il faut
donc être très clair : Arva et Recco sont deux systèmes
totalement différents à tout point de vue. Les fréquences utilisées nétant pas les mêmes (Arva : 457 000 Hz, Recco : 917 000 000 et 1 834 000 000 Hz), ils sont incompatibles : un Arva ne détectera par conséquent jamais un réflecteur Recco, et le contraire est également vrai (sauf cas très exceptionnel, sur lequel il ne faut pas compter). Mais puisquil ny a pas dinterférence entre les deux systèmes, on peut en être équipé simultanément. Leur différence fondamentale réside dans lautonomie, vitale en cas daccident, que lArva (avec une sonde, une pelle et de lentraînement) offre à un groupe dont tous les membres sont équipés, contrairement au Recco. En effet, compte tenu de la grande vitesse de diminution des chances de survie dune victime ensevelie sous une avalanche, seuls des secours immédiatement organisés par les compagnons rescapés de la victime garantissent le maximum de succès. Dans un groupe dont chaque membre est équipé dun Arva, dune sonde et dune pelle, chacun est en mesure de localiser et dégager un compagnon enseveli, sans attendre les secours extérieurs. Les chances de survie de la victime sont maximales. Mais le même groupe, seulement équipé de réflecteurs Recco, devra, en cas daccident davalanche, attendre que les secours soient prévenus et arrivent sur place. Ce délai dattente peut compromettre les chances de survie de la victime. Il peut même être très long. Cest le cas des randonneurs et alpinistes qui se trouvent généralement loin des centres de secours. Cest pour cette raison que le Recco ne leur est pas destiné. Ces pratiquants doivent être équipés dArva, de sonde et de pelle et savoir sen servir. Par contre, en stations de ski, en dehors mais à proximité des pistes, les pisteurs-secouristes peuvent intervenir relativement rapidement (quelques minutes), en fonction du lieu de lavalanche. Lutilisation du Recco pourra leur permettre de réduire leur temps dintervention et de localisation de la victime, comme nous lavons vu plus haut. Le Recco est donc destiné en premier lieu aux pratiquants du hors-piste, qui ne peuvent ou ne veulent pas, malgré leur efficacité reconnue, faire la démarche de séquiper dun Arva, dune sonde et dune pelle et de sentraîner à leur utilisation. Mais, dans les deux cas (Arva et Recco), ces systèmes ne sont une garantie ni de localiser ni de sauver la victime. Ces appareils de secours ne réduisent pas la probabilité de se faire emporter par une avalanche. Les conséquences dune avalanche peuvent être fatales, même si la victime est dégagée rapidement. Il est donc fondamental que les personnes qui séquipent dArva et/ou de réflecteurs Recco ne se croient pas protégés contre lavalanche et ne prennent pas plus de risques. La gravité du danger que représente une avalanche implique en premier lieu de respecter les règles de sécurité dusage |
5ème génération (source : Recco) |
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| Les objectifs annoncés par
la société Recco AB sont doubles : Raccourcir la durée dune opération de secours et diminuer le nombre de secouristes engagés sur zone, par rapport aux techniques et matériels utilisés traditionnellement. Diminuer le nombre de victimes davalanches parmi les pratiquants du hors-piste à qui ce système est destiné. |
réflecteur
: Poids : 3 gr. Dimensions : 6 cm x 2 cm x 0.1 cm détecteur : Poids : 1,6 kg, batteries comprises Dimensions (appareil plié) : 40 cm x 18 cm x 10 cm Batteries rechargeables NiMH (recharge en 1 à 2 h, autonomie de 4 à 5 h environ). |
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Le principe de fonctionnement du Recco est celui du doublage de fréquence.
La partie émettrice du détecteur envoie un signal électromagnétique
de fréquence 917 MHz. Lorsque ce signal rencontre un réflecteur,
il est renvoyé vers le détecteur, avec une fréquence
doublée (1834 MHz). Un réflecteur fonctionne donc un peu
comme un miroir qui réfléchit la lumière. Le signal
en retour est capté par la partie réceptrice du détecteur
et transformé en ondes sonores : la personne qui effectue la recherche
perçoit à ce moment-là un " bip " sonore
dans ses écouteurs. |
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| Position de lANENA sur le Recco | |
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| © ANENA | ||