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Chaque minute est très précieuse et tout
dispositif optimisant le temps de recherche ou le temps d'alerte
peut sauver des vies.
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Cet appareil na pas vocation à constituer un nouveau gadget
qui sajoutera à léquipement déjà
lourd des skieurs ou snowboarders et des alpinistes. En publiant cet article,
les auteurs souhaitent que les divers acteurs du secours en montagne prennent
connaissance de ce prototype afin quil soit intégré
le plus intelligemment possible dans le matériel des pratiquants.
Le principe de connecter le capteur à un téléphone
afin que les secours reçoivent automatiquement un appel en cas
densevelissement, comme ce fut effectué lors des tests, nest
pas viable en tant que tel. Dabord du fait de la couverture insuffisante
à lheure actuelle en montagne, ensuite parce que les téléphones,
même reliés à des GPS, nont pas aujourdhui
une précision suffisante pour une recherche de victime en avalanche.
Les solutions techniques pour répondre à ces problèmes
ne seront envisageables quà long terme.
Néanmoins ce capteur peut ouvrir des perspectives intéressantes
dès lors que lon envisage de le connecter sur dautres
appareils. Nous avons déjà imaginé quelques innovations
et nous espérons que cet article en suggérera de nouvelles
aux spécialistes du secours en montagne. Le schéma suivant
reprend les différentes pistes de développement qui souvrent
à partir du capteur DETAV. 
Voici quelques pistes que nous avons imaginées et discutées
avec différents acteurs du secours en montagne depuis le dépôt
du brevet :
On peut envisager la mise au point dun nouveau type dARVA
capable de savoir quand le porteur est enseveli. Lavantage serait
de pouvoir augmenter fortement sa portée uniquement en cas densevelissement
avéré du porteur : le DETAV détectant lensevelissement,
peut envoyer un signal à lARVA. Celui-ci pourrait alors augmenter
fortement son alimentation en poussant au maximum lénergie
délivrée par les piles et en lutilisant pour démultiplier
la puissance et la portée du signal émis.
On peut également envisager de relier un DETAV
à une combinaison ou à un sac chauffant qui, senclenchant
uniquement en cas densevelissement, ralentirait lhypothermie
ou encore à un système doxygénation évolué.
Cette voie semble beaucoup plus difficile à mettre en uvre
technologiquement. De plus elle ne répond pas directement au besoin
de la victime : être secourue.
Un couplage ARVA/DETAV pourrait également
permettre de réaliser des appareils qui basculeraient automatiquement
en mode recherche lorsquune victime équipée est à
proximité et que lon est soi-même équipé
et non enseveli. On faciliterait ainsi lusage et on pourrait améliorer
les recherches multi-victimes en faisant coopérer les ARVA des
personnes ensevelies entre eux. Cette idée risque néanmoins
daugmenter sensiblement le coût des appareils et risque dêtre
complexe à mettre en uvre tout en conservant la compatibilité
avec les modèles actuels.
Ce capteur pourrait également permettre la mise au point
dappareils complètement nouveaux de localisation : par exemple
en détectant lensevelissement de la victime, le capteur actionne
un dispositif colorant la neige en surface ou un système mécanique
capable de sextraire dune faible profondeur. Les statistiques
fournies par lANENA montrent en effet quune majorité
des victimes est ensevelie à faible profondeur (moins dun
mètre de neige au-dessus de la victime).
En présentant ces quelques possibilités nous espérons
que les professionnels qui liront cet article pourront apporter un il
critique et éventuellement dégager des aspects positifs
et des pistes dinnovation que nous navons pas encore envisagées.
Nous serions également intéressés pour collaborer
au développement de toute application inspirée par nos travaux.
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