![]()
La
gestion du risque : qui fait quoi ?
Accidentologie
La
cartographie du risque
La
prévision du risque
Le
déclenchement des avalanches
Les
secours
Le
génie paravalanche
Exemples
d'avalanches
Information
et prévention
![]()
Spécialiste
en déclenchement
d'avalanches
Recyclage
CPT
Maître
chien d'avalanche
Servant
d'avalancheur
Pisteur-secouriste
Observation
nivo-météo
Ingénieur
météo
![]() |
||||||||
| Lavalanche
et le monde des alpages dans les Alpes françaises |
|
|
Par Charles Gardelle |
||
| Article paru dans la revue de l'ANENA "Neige et Avalanches", N° 105 - mars 2004. | |
![]() |
L'avalanche provoque bien des malheurs dans les zones pastorales daltitude mais elle peut avoir, parfois, quelques avantages. Ainsi, en amoncelant la neige en fin de course, elle entretient, lété, quelques filets deau bien utiles. Exceptionnellement, elle facilite la traversée dun torrent. | |
|
Ainsi, dans le haut Valgaudemar, au-dessous du hameau du Rif du Sap,
aujourdhui déserté lhiver, lavalanche
précipite dans la Séveraisse une masse de neige qui peut
perdurer tout lété. Ce pont de neige permet le passage
des transhumants en route vers la cabane de la Lavine. Le berger veille
à ce que les bêtes passent une à une sur ce pont fragile. |
|
| Les montagnards ont eu davantage de soucis lorsquils
avaient à choisir lemplacement des chalets en dehors du trajet
dune avalanche. Choix difficile car ils connaissaient peu le paysage
en hiver. Ils ny montaient quen deux occasions pendant la mauvaise
saison : pour descendre le foin et pour amener du bétail qui le mangeait
sur place. Dans certaines régions, les éleveurs, après avoir fauché leurs prairies dans le fond de la vallée, poursuivaient, plus haut, la saison des foins, souvent jusquau bas des alpages. Lherbe est courte, difficile à couper mais excellente. Quelquefois, le foin était redescendu aussitôt à dos dhomme. Mais, si cela était possible, il était entassé dans une " fenière " (fenil), au niveau supérieur du chalet et descendu pendant lhiver, période dinactivité. La neige permettait le transport sur des luges. Généralement, cette corvée était pratiquée collectivement. Ainsi la trace nétait ouverte quune fois et, en cas dincident, on pouvait sentraider. Un jour de beau temps, sans risque davalanche, était choisi. Quelquefois, pour éviter cette descente pénible et dangereuse, une partie de la famille remontait avec le bétail pour utiliser sur place le foin engrangé. Mais on risquait, alors, dêtre menacé par lavalanche. Ainsi, en janvier 1912, au-dessus de Valmeinier, une énorme avalanche écrasa le chalet de lHémiraz, tuant ses occupants et une partie du bétail. |
|
|
Voir la galerie des photos de l'article |
| (suite) | |
| © ANENA | ||