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La
gestion du risque : qui fait quoi ?
Accidentologie
La
cartographie du risque
La
prévision du risque
Le
déclenchement des avalanches
Les
secours
Le
génie paravalanche
Exemples
d'avalanches
Information
et prévention
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Spécialiste
en déclenchement
d'avalanches
Recyclage
CPT
Maître
chien d'avalanche
Servant
d'avalancheur
Pisteur-secouriste
Observation
nivo-météo
Ingénieur
météo
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| Les enjeux de l'information dans la prévention des accidents liés à la pratique des sports d'hiver | |
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Les
avalanches en France
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| Synthèse
d'une thèse soutenue en décembre 2001 par Dominique Poizat. |
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| Construction d'une problématique | |
| 1996 : premiers entretiens semi-directifs
auprès des acteurs directement impliqués dans la gestion des
risques. Plusieurs constats : 1/ Peu de travaux, aussi bien universitaires que professionnels, relatifs à l'information préventive dans la gestion des risques et plus particulièrement dans les sports d'hiver. 2/ Complexité des problèmes auxquels sont confrontés les acteurs impliqués dans la gestion des risques : au-delà des seuls comportements des pratiquants, les problèmes relatifs à la prise de risques dans les sports d'hiver sont étroitement liés aux logiques économiques, juridiques, politiques et médiatiques. La confrontation entre ces différentes logiques et une logique préventive produit un ensemble d'injonctions paradoxales (modèle générique : maintenir des espaces de liberté pour les pratiques, ce qui permet donc une " expérimentation " du risque / assurer la sécurité des pratiquants). 3/ Les discours des acteurs consultés situent le plus souvent la communication préventive en dehors de son contexte global. Les actions de prévention semblent exister en elles-mêmes et pour elles-mêmes, comme une entité totalement dissociée de l'organisation des sports d'hiver dans son ensemble, et plus particulièrement, de l'organisation économique. Notamment, la dimension commerciale dans la prévention est totalement occultée alors que paradoxalement, la thématique sécuritaire était considérée comme "anti-commerciale" (ne pas " effrayer " le client). Depuis, la situation a largement évolué (période de mutations à la fin des années 90 / début des années 2000), puisque aujourd'hui, au contraire, la sécurité devient un élément central en termes de qualité. Au demeurant, cette évolution est ambiguë dans le sens où, en apparence, certaines questions qui n'étaient pas abordées auparavant apparaissent aujourd'hui dans certains débats relatifs à la prévention des risques. Mais fondamentalement, le traitement des questions relatives à la sécurité s'inscrit encore dans une approche segmentée et, in fine, la communication préventive reste en partie déterminée par les logiques économiques et juridiques. 4/ Les problèmes inhérents à la prise de risques dans les pratiques sont, dans la plupart des cas, réduits à un phénomène de société uniquement. En quelque sorte, les comportements nouveaux des pratiquants de sports d'hiver ne sont pas perçus en tant que produit par l'organisation des sports d'hiver elle-même, mais au contraire, considérés sous l'angle unique d'un ensemble d'évolutions sociétales beaucoup plus large, que l'on peut résumer, schématiquement, par une recherche accrue de liberté, de sensations, de nature vierge, de grands espaces, donc de tous les éléments constitutifs de la prise de risques, évolutions appréhendées comme exogènes au système des sports d'hiver (l'environnement social / sociétal perturbateur). Si, effectivement, cette évolution sociétale constitue un élément non négligeable dans une problématique sécuritaire, en revanche, les facteurs déterminants dans la prise de risque dépassent le cadre réducteur d'une approche uniquement fondée sur une dimension sociale. Ils participent nécessairement d'une organisation globale des sports d'hiver qui met en relation les logiques économiques, juridiques, politiques, médiatiques. En rupture avec une approche segmentée, il semble donc plus pertinent de considérer les actions de prévention comme des actions indissociables de l'organisation du système des sports d'hiver et de ses logiques et d'appréhender la communication publique préventive comme un ensemble d'actions intégrées au marché des sports d'hiver. Articulation entre les logiques économiques, juridiques, politiques, dans un contexte de mutations sociales (comportements et représentations des pratiquants) et face à une médiatisation "omniprésente" (activités sportives, accidents, promotion). |
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| Méthodologie | |
| Application de la méthode
de recherche de novembre 1997 à avril 2001. Quatre outils principaux : entretiens semi-directifs ; enquête par questionnaire ; analyse documentaire ; observations participatives. Entretiens semi-directifs : 33 entretiens semi-directifs réalisés en trois temps, auprès des acteurs impliqués à différents niveaux dans la gestion des risques liés à la pratique des sports dhiver. Enquête par questionnaire : une enquête test effectuée auprès de 100 pratiquants de sports d'hiver (1998) ; une enquête définitive en 1999 (1221 observations auprès des pratiquants interrogés sur les pistes, dont 1004 auprès des pratiquants de ski et snowboard alpins ; 1462 observations par retour spontané d'un questionnaire publié dans la revue "Montagne Info") ; une enquête complémentaire auprès de 70 moniteurs de ski en 2000. Analyse documentaire : supports d'information (presse et journaux télévisés) suite à l'avalanche de la crête du Lauzet ; analyse de contenu de 5 titres de presse spécialisée de 1967 à 2001 ; analyse de contenu de 21 dépliants touristiques de la saison 1999-2000. Observations participatives : dans le cadre des activités en collaboration avec l'ANENA (participation aux colloques, conférences, débats, groupes de travail organisés sur le thème de la gestion des risques liés à la pratique des sports dhiver). |
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| Les principaux résultats (1) | |
| Il est nécessaire de disposer d'outils fiables d'évaluation
des paramètres qui participent directement ou indirectement à
la prise de risques, tout en considérant que ces outils ne présentent
pas avec exactitude un phénomène social mais davantage un
"panorama" des caractéristiques des pratiquants de sports
d'hiver. Il en résulte une remise en question des présupposés
plus ou moins implicites mais généralement arbitraires sur
lesquels s'appuient le plus souvent les réflexions des acteurs impliqués
dans la gestion des risques (exemple : la pratique du hors-pistes : un "phénomène
marginal" ; dans l'enquête, il apparaît qu'un pratiquant
sur 2 environ s'engage plus ou moins régulièrement en dehors
des pistes!). Les résultats de l'enquête, par certains aspects, sont particulièrement sensibles et relativement mal acceptés par certains acteurs (évaluation des actions de prévention entreprises et plus largement mise en évidence d'enjeux majeurs dans l'organisation des sports d'hiver). |
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| (1) En italiques dans le texte, proposition d'orientations des actions de prévention, préconisations (première réflexion, suppose une concertation entre les différents acteurs concernés ; ces préconisations relèvent d'une démarche personnelle et doivent être confrontées à des débats élargis). | |
| suite | |
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