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Depuis les années 70, les publics des sports de neige ont fortement
évolués. Il sagit désormais de sports de masse,
dont plus de la moitié des pratiquants sort plus ou moins régulièrement
hors du domaine ouvert (10 % des personnes y sont observé à
un instant donné). De nouveaux publics émergent : riders,
raquettistes et surtout 12-15 ans, qui pratiquent souvent le hors-piste.
Globalement, les connaissances des pratiquants hors domaines sécurisés
sont faibles, sans quil y ait de différence générale
entre les skieurs et les snow-boardeurs.
La perception des risques davalanches, qui a beaucoup évolué,
ne répond pas à un modèle unique. Laugmentation
de lautonomie dans la gestion individuelle du risque se traduit
par un moindre respect des consignes de sécurité posées
par les collectivités. Il faut considérer davantage le facteur
humain dans la formation du risque. Cela soulève des questions
sur les mécanismes de prises de décisions et les comportements
de prise de risque, voire les comportements à risque. Leurs réponses
seront à rechercher dans la manière dapprocher la
montagne, plus que dans la connaissance de la nivologie.
La sensibilisation et linformation sur les risques davalanche
ont parallèlement beaucoup évolué depuis les années
70. Même si sa compréhension nécessite des pré-requis,
le Bulletin destimation du Risque dAvalanche (BRA) édité
par Météo-France est un moyen important dinformation.
Sa période de réalisation en début et fin de saison
doit être allongée. Par contre, lindice sur léchelle
européenne du risque davalanche ne doit pas être utilisée
dune façon trop sommaire par les pratiquants. De leur coté,
les médias (généralistes et spécialisés)
jouent un rôle en tant que médiateur, mais il faut rechercher
une information plus large par les montagnards sur les milieux à
risque, ainsi que le développement " à froid "
dune culture sur le risque avalanche par les journalistes. La presse
spécialisée peut et doit remplir une mission dinformation
de bon niveau, qui a rapport avec la formation. Les stations de ski ont
mis en place et amélioré des systèmes dinformation
locaux (drapeau davalanche à trois couleurs, radios et télévisions
internes aux stations). Globalement, il faut diversifier les médias
de communication employés (vidéos, CD-ROM, Internet), et
mieux adapter les styles au public visé, en particulier pour les
publics jeunes. La question se pose de linformation du public étranger
et non francophone.
Au-delà de la communication sur le risque davalanches, cest
une véritable éducation au risque qui doit être poursuivie.
Il y a une bonne corrélation entre le niveau de connaissance des
pratiquants et leur passage dans les clubs ou les associations. Ils jouent
un rôle fondamental dans la formation et leur travail de fond doit
être poursuivi. Les outils daide à la décision
comme la méthode 3X3 ou le Nivotest ont un rôle à
jouer dans la formation et lauto-formation, par lidentification
des variables à observer pour la qualification de laléa
et du risque. En Suisse et dans les Hautes-Alpes, sur linitiative
du Conseil Général, des démarches éducatives
sur le risque davalanche sont intégrées aux programmes
scolaires des classes de collèges. Ce type dactions pédagogiques
devrait être encouragé, dans un cadre plus large déducation
au risque et lEducation Nationale a un rôle à y jouer.
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