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La Carte de Localisation Probable des Avalanches (CLPA) et lEnquête
Permanente sur les Avalanches (EPA) permettent de conserver les caractéristiques
des événements survenus. Même si ces bases de données
ne donnent directement aucune information prédictive, leur utilité
pour laménagement et pour la gestion du territoire est reconnue.
Dans lavenir, ces deux bases de données doivent être
mieux mises en relation et accessibles depuis Internet.
Dans les communes, lÉtat met en place des plans de prévention
des risques (PPR) qui affichent, entre autres risques, le risque davalanches.
Un guide méthodologique doit expliciter les principes communs de
réalisation de ces plans. Le déclenchement préventif
pour la protection des zones habitées ne présente pas une
sûreté totale. Sagissant de la sécurité
des personnes, il pourrait être prescrit une réflexion à
froid sur lorganisation de lévacuation des zones à
risques. Sagissant des biens, ladaptation des constructions
au risque davalanche a peu évolué depuis trente ans
et il paraît nécessaire dengager un travail de fond
avec les spécialistes concernés sur les techniques de construction
et la prise en compte de leffet protecteur dune construction
sur une autre.
De nombreux travaux paravalanches ont été entrepris pour
protéger les zones sécurisées. Lentretien des
ouvrages entre les saisons, mais parfois aussi pendant la saison, est
une nécessité pour quils conservent leur efficacité
initiale. Cela impose un contrôle de létat des ouvrages,
comme en Andorre ou en Suisse, ou comme pour les remontées mécaniques.
La pérennité du financement des travaux dentretien
nest pas non plus assurée. Comment peut-on prendre en compte
leffet des protections si lentretien nest pas mieux
garanti ? Par ailleurs, lefficacité des protections nest
jamais totale et il reste un risque résiduel derrière une
protection paravalanche. Il faut établir les principes généraux
de la gestion de ce risque résiduel.
Les principes de larticulation entre laménagement du
territoire et la prévention du risque davalanche ne sont
pas tous clairement établis. Il est difficile dassurer la
protection totale de tous les lieux dits sécurisés et les
principes de laugmentation de leur protection ne sont pas établis.
Simultanément, une demande existe pour engager de nouveaux développements
dans des zones à risques encore peu ou pas équipées,
ce qui augmenterait la vulnérabilité.
Un inventaire-diagnostic des ouvrages et un recensement des zones à
risques, initiés par le Ministère en charge de lenvironnement,
pourront donner des bases solides pour la réponse à certaines
de ces questions.
Lensemble des actions de protection contre le risque davalanches
forme une chaîne de sécurité, mais sa fiabilité
nest jamais auditée, par exemple dans une optique de procédure
qualité.
Les compétences entre les acteurs publics ou privés, leurs
politiques et leurs pratiques de prévention sont fortement imbriqués
et une clarification sur certains sujets est nécessaire. Un état
des lieux solide et partagé des différences entre la Suisse,
lItalie, lEspagne et la France pourrait donner des références.
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