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Le DPA sert essentiellement pour sécuriser les pistes de ski,
mais il est aussi utilisé pour protéger les routes. Pour
les voies de communication, le DPA est particulièrement adapté
dans les pentes concaves où les petites avalanches sarrêtent
naturellement avant la chaussée. Dans ce cas en effet, la circulation
peut être rétablie immédiatement après les
tirs, sans délai supplémentaire pour le dégagement
de la neige. Afin déviter de déclencher des grosses
avalanches qui obstruent la chaussée, il faut si possible disposer
de techniques qui permettent dintervenir pendant les chutes de neige
avant que la couche instable natteigne une épaisseur critique.
Sinon, la route est " interdite " seulement après quune
première avalanche a recouvert matériellement la chaussée.
Il est en effet assez rare quelle soit interdite de façon
préventive, doù lintérêt de disposer
dun système de déclenchement facilement utilisable
par mauvais temps et rapidement mis en uvre (tels que, suivant les
sites, exploseurs à gaz, Catex ou avalancheur). Évidemment,
la circulation doit être arrêtée lors des déclenchements
préventifs.
Le DPA nest évidemment pas une technique de protection recommandée,
à elle seule, pour les lieux habités. Certaines personnes
bannissent totalement cette technique, même en complément
dautres travaux. Il faut cependant constater que bien des avalanches
sont déclenchées régulièrement alors quelles
ont, autrefois et avec des conditions exceptionnelles, atteint des zones
actuellement habitées. Les exemples sont nombreux à Val
dIsère, Tignes, La Clusaz ou Chamonix. Évidemment,
dans tous les cas, les tirs sont effectués avec des quantités
de neige et des conditions avalancheuses bien moindres que les phénomènes
catastrophiques connus. Par ailleurs, les constructions ont souvent été
renforcées ou des digues de protection ont été élevées
pour arrêter ou détourner léventuelle avalanche.
Dun constat à une technique de protection, il ny avait
quun pas qui fut franchi à Arinsal (Andorre) pour protéger
les parkings et la circulation entre les immeubles, mais en prenant quelques
précautions : deux digues latérales de 15 m de hauteur furent
dabord élevées pour contenir le dépôt
de neige dense, les bâtiments furent équipés de vitrages
résistant à laérosol, une balise mesurant la
hauteur de neige dans la zone de départ a été installée,
les tirs sont effectués très régulièrement
avant 50 cm de neige fraîche. Cette solution était ici dautant
plus acceptable que toutes les avalanches habituelles sarrêtent
sur un long replat intermédiaire de 300 m de long.
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