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Sites
avalancheux : une nouvelle méthode
de classification
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Par
François Rapin, Cemagref-Unité ETNA, Maurice Meunier, Cemagref-Unité
ETNA, Robert Bolognesi, Météorisk
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| Article paru dans la revue de l'ANENA "Neige et Avalanches" N° 105 - mars 2004. | |
| La dangerosité des couloirs avalancheux méritait d'être mieux évaluée en France. La définition d'un groupe restreint de sites vraiment sensibles passe par un classement. Une nouvelle méthode simple et originale a été créée pour cela à partir d'un ensemble élargi de couloirs. |
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| Le contexte | |
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Le 9 février 1999, une avalanche tuait 12 personnes et détruisait
14 chalets du hameau de Montroc à Chamonix-Mont-Blanc en Haute-Savoie.
Le rapport administratif (Rapport de linspection générale
de lenvironnement, B. GLASS, P. HUET, M. RAT, R. TORDJEMAN, Retour
dexpérience sur lavalanche de Montroc à Chamonix,
16 octobre 2000) qui a suivi a notamment émis 19 recommandations
: la première évoque lidentification des " couloirs
sensibles ", cest-à-dire des sites à enjeux (notamment
habitat) dont le fonctionnement ne peut pas être appréhendé
de façon simple. Loutil à développer devait notamment atteindre les
objectifs suivants : |
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| La description de la méthode | |
| On se contente ici de décrire
létat final de la méthode et dexpliciter son utilisation,
sans évoquer les analyses multiples et collectives préalables.
La sensibilité avalanche de différents couloirs est évaluée
à partir des mêmes critères, pondérés
les uns par rapport aux autres. Un système simple de cumul de ces
pondérations fournit une estimation chiffrée qui permet un
classement. Quatre groupes indépendants de critères se dégagent : Leur importance relative a ensuite été structurée dune manière volontairement très inégalitaire : soit un pourcentage respectif voisin de 50, 25, 15 et 10 ; la vulnérabilité " pèse " la moitié du tout et cinq fois plus que la nivo-climatologie ! Puis les critères de quantification de la sensibilité ont été identifiés et hiérarchisés afin de tendre vers lobjectif précédent. Lutilisateur doit préalablement avoir une assez bonne connaissance à la fois du phénomène avalanche et de chaque site étudié : cela le dispense daller sur chacun des sites. Toutefois cela lui sera nécessaire lorsque la détermination précise de la vulnérabilité se révèle délicate, car son influence est capitale. Une certaine simplicité dutilisation était recherchée : seuls les renseignements assez facilement disponibles ont été intégrés. De plus, la comparaison inter-sites nest possible que si ces critères sont communs, ou très bien partagés, entre lensemble des couloirs avalancheux de France. Ainsi pour chaque critère retenu (exemple dans la morphologie : potentialité aggravante), au moins un élément pertinent est identifié (ex : zone de départ possible au-dessus) et une classe de valeurs est définie (ex : surface de 2 à 5 ha). Enfin, un " poids ", une pondération spécifique, est attribué, en relation étroite avec la répartition interne à chaque groupe. Bien entendu, la mise au point de cette clé de tri a nécessité plusieurs essais. Ces poids élémentaires sont additionnés pour chaque groupe de critères. Pour renforcer la distinction, le bilan seffectue ensuite selon une double combinaison : Dans létat actuel de la méthode, selon les groupes de critères, les pondérations se répartissent globalement comme suit (tableau 1). |
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Tableau 1 : Répartition des pondérations extrèmes |
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© ANENA
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