![]()
La
gestion du risque : qui fait quoi ?
Accidentologie
La
cartographie du risque
La
prévision du risque
Le
déclenchement des avalanches
Les
secours
Le
génie paravalanche
Exemples
d'avalanches
Information
et prévention
![]()
Spécialiste
en déclenchement
d'avalanches
Recyclage
CPT
Maître
chien d'avalanche
Servant
d'avalancheur
Pisteur-secouriste
Observation
nivo-météo
Ingénieur
météo
![]() |
||||||||
| Avalanche à lEau dOlle | |
|
par
Volodia Shahshahani
|
||
| Article paru dans la revue de l'ANENA "Neige et Avalanches" N° 106 - juin 2004 | |
| Nous étions trois, Lionel Tassan, Serge Maraval et moi-même, partis le matin de Grenoble pour skier la combe nord des Aiguillettes de Vaujany (2547 m, massif des Rousses). Nous avons déclenché une avalanche vers 13h25, que nous appelerons l'heure H. | |||
| H-15 mn. Vers
2250 m, la qualité de la neige étant devenue malsaine aux
yeux de tous, nous décidons de nous échapper des grandes pentes
nord de l'Aiguillette par une traversée ascendante vers la droite
devant aboutir juste à l'est du sommet de Côte Belle, sur l'arête
la reliant à l'Aiguillette. Pour " étaler " le risque,
nous progressons désormais un à la fois, toujours décalés
horizontalement, les deux autres s'efforçant de se tenir dans une
zone plus " sûre ". Cette traversée doit se faire en deux fois, un coup à gauche puis un coup à droite. H-7 mn. Regroupement à l'intermédiaire. Lionel part rejoindre l'arête. La visibilité devient médiocre mais les distances étant courtes, comme convenu, il donne de la voix le top pour le départ de Serge. Celui-ci est au milieu de la traversée, donc tout près de l'arête où se trouve Lionel. H. Lionel entend un craquement et voit un ébranlement partir de la gauche au-dessus de lui, il hurle " barrez-vous ! ". |
|
||
| La visibilité est si mauvaise que je ne peux voir l'avalanche
et donc décider dans quelle direction partir. Je plante mes bâtons
quand le nuage blanc me recouvre et finit par m'entraîner. Ce n'est
pas trop violent, je surfe en surface et m'arrête, puis une deuxième
vague (probablement une seconde plaque partie sous la bossette où
je m'étais mis " à l'abri ") me repousse dans la pente. Violente au début, elle se calme et après un début d'ensevelissement, ça s'arrête. J'ai la moitié du corps dehors et me relève rapidement. J'aperçois Lionel sur l'arête et nous pouvons nous parler. Nous ne voyons pas Serge, mais la trace de l'avalanche (la visibilité est un peu meilleure vers l'aval que vers l'amont). H+2 mn. Je demande à Lionel d'appeler les secours puis aussitôt lui demande d'éteindre son portable. J'éteins le mien et nous passons nos deux arvas en recherche. Je commence à zizaguer sur l'avalanche. Quand Lionel me rejoint nous décidons une descente croisée de l'avalanche. Au tiers du parcours nous changeons de tactique. Comme il est quasiment certain que Serge ne doit pas se trouver dans le raide (30° environ) mais au minimum au premier replat, je continuerai par acquis de conscience à rechercher un premier signal par une descente lente dans l'avalanche, pendant que Lionel va chercher ce signal dans la zone présumée d'ensevelissement. |
|||
|
H+7 mn. Lionel trouve le signal, je le
rejoins. |
|||
|
|||
|
H+28 mn. La conversation s'engage. Après
le vital, rapide inspection du " châssis " : on le pince,
il nous sent. Il n'a pas mal, mais se plaint d'avoir froid. |
|
|
|
|
|
Le point des vue des experts
|
|
| © ANENA | ||