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Ce témoignage est une excellente occasion de nous
rappeler quil nexiste pas de sortie a priori sans risque.
Il faut toujours, comme Dominique, être vigilant avant de partir
en montagne.
Même si le terrain semble peu avalancheux (au regard de linclinaison
des pentes en particulier). Et même si les services de Météo
France estime le risque davalanche pour le massif concerné
à un niveau considéré -à tort- comme faible
(voire nul !) par beaucoup (risque 2).
LArva (sur soi, en émission, après en avoir vérifié
le bon fonctionnement et la qualité des piles), la sonde et la
pelle (dans le sac à dos) doivent être systématiquement
emportés.
En effet, la probabilité de déclencher une avalanche au
cours dune sortie nest que rarement nulle, y compris dans
des conditions où elle peut être très faible. Or un
accident davalanche peut malheureusement se terminer de façon
dramatique. La frontière entre incident et accident grave, voire
mortel, est souvent ténue.
Dominique, sa famille et ses amis ont eu de la chance : ils sont restés
du " bon côté de cette frontière ". Mais
dautres en ont moins eu, comme nous le rappelle Jacques Villecrose
à la fin de son analyse. Et, bien que léquipement
Arva-sonde-pelle ne constitue pas une garantie de survie, il est très
efficace quand il est utilisé par une personne entraînée
et sauve chaque année plusieurs pratiquants de sports de neige
dune mort quasi-certaine. Arva-sonde-pelle : cela doit devenir
un réflexe.
Il ne faut pas non plus baisser la garde une fois que lon est parti,
même si lambiance générale est à la décontraction,
et que le danger semble loin. Pratiquez le " doute permanent "
(sauf conditions de stabilité particulières, type croûte
de regel épaisse). Sur un itinéraire globalement peu raide,
on a souvent tendance à rechercher des pentes plus soutenues pour
le plaisir de la glisse. Soyez alors attentif aux ruptures de pente qui
annoncent une pente plus forte, en particulier quand lexposition
change, ou si vous traversez sous des pentes raides.
Une des précautions de base consiste à sespacer, voire
à ne passer quun par un dans la pente (à la montée
comme à la descente). Dominique le souligne lui-même, en
regrettant de ne pas lavoir fait.
Cette disposition a deux effets. Le premier sur la probabilité
de déclencher lavalanche : elle peut la diminuer. En effet,
la surcharge créée par une seule personne est plus faible
que celle créée par un groupe, même petit. La contrainte
subie par le manteau neigeux étant plus faible, il a moins de "
chance " de rompre et de donner une avalanche. Le deuxième
effet porte sur les conséquences de lavalanche. Si malgré
le passage un par un, lavalanche a lieu, une seule personne sera
emportée. Ses compagnons, restés à labri, pourront
donc lui porter secours immédiatement. Et, dans le pire des cas,
il ny aura quune victime.
Enfin, dans votre analyse du risque davalanche, tenez compte des
conséquences dun éventuel accident, en vous posant
la question : si lavalanche part, que peut-il se passer ? En répondant
à cette question, vous pourrez en déduire les précautions
à prendre, par rapport au contexte particulier dans lequel vous
vous trouvez. Ici, la présence darbres était un facteur
aggravant. Mathilde a dailleurs failli en faire la dure lexpérience.
Mais heureusement, pour tous les participants à cette randonnée,
la chance était au rendez-vous.
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