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| Chances de survie pour les victimes davalanche | |
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par
François Sivardière
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| Article paru dans la revue de l'ANENA "Neige et Avalanches" N° 108 - décembre 2004 | |
| Les informations sur les chances
de survie des victimes davalanche ensevelies ont longtemps été
basées sur des travaux effectués en 1991. Leurs auteurs les
ont précisées en 2001, grâce à la prise en compte
complémentaire de données collectées entre 1990 et
1998. Grâce à la collecte régulière et rigoureuse (mais non exhaustive) des informations relatives aux accidents davalanche effectuée en Suisse par lIFENA 1, une équipe internationale dirigée par le Docteur H. Brugger, spécialiste italien du secours en avalanche, a pu étudier les chances de survie des victimes davalanche. |
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| Entre 1981 et 1998, lIFENA a enregistré 1886
victimes davalanches, dont 23 % sont décédées
et 77 % ont survécu. 39 % dentre elles ont été
totalement ensevelies 2 alors que
61 % nont été que partiellement ou non ensevelies. Parmi
les victimes totalement ensevelies, 52.4 % sont décédées,
alors que, parmi celles qui nont pas été ensevelies
ou seulement partiellement, le taux de mortalité nest que de
4.2 %. Ce premier résultat montre combien il est statistiquement déterminant de ne pas être enseveli. |
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| Durée d'ensevelissement (en mn) | |
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Le docteur Brugger a également étudié lévolution des chances de survie des personnes totalement ensevelies, en fonction de leur durée densevelissement, à partir de 638 cas (les 735 enregistrées pendant la période analysée, auxquelles il a enlevé celles qui ont été ensevelies dans une maison ou une voiture, à cause de conditions densevelissement particulières dans ces cas). La courbe obtenue, ci-contre, montre : |
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| Cette courbe nest pas rigoureusement une courbe dévolution
des chances de survivre à une avalanche. Il est en particulier faux
de vouloir en conclure que si lensevelissement est nul, les chances
de survivre sont de 100 %. On estime en effet actuellement, sur la base
de différentes études, quenviron 20 % des victimes davalanches
sont tuées des suites de traumatisme(s) subi(s) au cours de lécoulement
et non de lensevelissement. Ces victimes nayant pas été identifiées, il na pas été possible den tenir compte au cours de cette étude, sauf pour celles qui ont été dégagées dans les 18 premières minutes. Et lanalyse montre alors, quà la double condition de ne pas avoir été mortellement blessé pendant lavalanche et davoir reçu les soins que son état nécessite, les chances de survie au cours des 18 premières minutes sont quasiment de 100 %. Ce travail confirme donc que les chances de survie sont étroitement liées à la durée densevelissement, et que les victimes ensevelies conservent le maximum de chances de survie dans le premier quart dheure. Doù limportance pour les membres dun groupe de pouvoir se porter secours mutuellement grâce à un équipement (Arva, sonde, pelle en particulier) et un entraînement adéquats. Notes 1 - Institut fédéral pour létude de la neige et des avalanches, basé à Davos (CH). 2 - Une personne est dite, par convention internationale, " totalement ensevelie " sous une avalanche quand sa tête et son thorax, au moins, sont recouverts de neige. Dans le cas contraire, on parle de personne partiellement ou, le cas échéant, non ensevelie. |
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| © ANENA | ||