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-- Soins aux victimes d’avalanches :
premiers secours !
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Evacuation par des moyens de fortune

La situation n’est pas désespérée, mais il faut toutefois redescendre notre victime. Une simple fracture ou entorse du genou peut devenir dramatique si elle oblige une nuit à la belle étoile par -30° ou en pleine tempête. Heureusement, le sac du professionnel ou du montagnard averti que je suis, regorge de cordes, cordelettes, sangles et autres mousquetons, de quoi bricoler un traîneau, un brancard ou un cacolet de fortune. Avec un peu d’astuce, j’aurai vite fait de confectionner une attelle, une minerve ou un pansement.

D’ailleurs avant de partir, j’ai pris soin de rajouter dans mon fond de sac

une attelle préformable (de type Sam Splint)
une thermos de boisson chaude (en cas d’évacuation longue et pour le reste du groupe)
des couvertures de survie
des vêtements de rechange chauds
une veste en duvet
gants, bonnet, lunettes : souvent perdus dans l’avalanche !
une pharmacie pour les petits bobos : traitement des plaies, dermabrasions, coupures, des bandes de contention (cohéban®), éventuellement un anti-douleur (di-antalvic) …
-- Se préparer à l’arrivée des sauveteurs
 

Préparation de la victime

J’ai fait tout ce que j’ai pu pour la préserver médicalement. Il me reste à la préparer à sa médicalisation et à son évacuation.

Je l’habille chaudement et la prépare au souffle de l’hélicoptère (explications, masque). Je fixe solidement les vêtements et couvertures de survie.
J’élargis la plate-forme pour faciliter le travail des sauveteurs et du médecin.
J’effectue une dernière prise du pouls et de la fréquence respiratoire pour la communiquer aux sauveteurs dès leur arrivée.

 

-- Préparation du reste du groupe
 

Le reste du groupe n’est pas à négliger.
Certaines personnes peuvent être choquées et seront à prendre en charge par les sauveteurs. Je surveille tout particulièrement les proches (famille) des victimes.

> Je regroupe personnes et matériels.
> Je veille à tout ce qui peut s’envoler.
> Je fais plier les sondes et coucher skis et bâtons.À l’arrivée de l’équipe de secours
À l’approche de l’hélicoptère, je signale ma présence (bras en Y, fusée).

Dès l’arrivée des sauveteurs :

> Je me présente.
> J’énonce les évènements chronologiquement : nombre et état des victimes, heure de l’avalanche, durée d’ensevelissement, gestes effectués, évolution de l’état de santé…
> Je propose mes services (mais ne les impose pas).

 

-- Réflexions…
  Je peux m’étonner d’être mis sur la touche par l’équipe des sauveteurs à leur arrivée. Certes, je suis fatigué, choqué aussi, mais après tout ce que je viens de faire, j’ai du mal à passer le relais. J’ai un peu un sentiment… presque de culpabilité, surtout de responsabilité.
Je me sens responsable des évènements, des démarches, des gestes entrepris et des conséquences qui en découlent.
J’ai du mal à comprendre et à accepter la lenteur des secours, la froideur des sauveteurs, cette neutralité dont j’aurais pourtant aimé m’armer lors de mon intervention.
Je sais pourtant qu’il faut cette réflexion, ce recul et ce sang-froid pour gérer le secours avec efficacité, sérieux et rigueur.
Il en va de la sauvegarde de tous, pratiquants et sauveteurs.
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