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| Mort
par avalanches : le rôle déterminant
du CO2 (suite et fin) |
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par
par Martin I. RADWIN et al.
Traduit par Xavier LEDOUX |
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| Commentaires | |
| Les données portant sur les cas de survie
aux Etats-Unis et en Europe montrent que lasphyxie survient rapidement
après lensevelissement et cause jusquà 80 % de
tous les décès par avalanche (Logan 1996, Falk 1994). Les
observations spectaculaires de survie après ensevelissement prolongé
sont constamment en relation avec la présence dun espace aérien
relativement vaste ou de canaux. Lespace aérien salvateur se
comporte comme un environnement qui assure les échanges gazeux à
travers linterface air-neige, dans lequel loxygène et
le CO2 se déplacent librement par simple diffusion. La
neige déposée par les avalanches, quoique très compacte
et dense, contient en abondance de lair immédiatement disponible
pour assurer la respiration. Les échanges gazeux se poursuivent tant
que linterface demeure poreux. Cependant, lorsquune pellicule
de glace sest formée sur linterface par gel de lhumidité
expirée, la diffusion sinterrompt et la mort survient rapidement. Une étude préliminaire (Radwin 1998) a porté sur les effets dune limitation des échanges gazeux entre la cavité aérienne et la neige. Des enceintes de taille et de volume connus étaient formées soit de mailles ouvertes et se comportaient comme des espaces aériens " ouverts ", soit, à linverse, de cloisons en plastique, espaces effectivement " fermés " et non-communiquants. Dans les deux groupes, plus la cavité aérienne était grande, plus une désaturation critique en oxygène survenait tardivement, ce qui confirmait une impression empirique. Plus important, les cavités aériennes " ouvertes " autorisaient une oxygénation nettement plus prolongée que les cavités " fermées " quels que soient leur taille et leur volume. Ces données suggèrent que les échanges gazeux avec la neige jouent un rôle dynamique indispensable à la respiration lors de lensevelissement sous la neige. Ces échanges permettent la diffusion de loxygène vers lespace aérien et celle du CO2 vers la neige extérieure, en fonction de leurs gradients de concentration respectifs, avec une influence de la porosité, de la température, de lhumidité et des caractéristiques structurelles de la neige environnante. À un moment, la production de dioxyde de carbone dépassant les capacités de diffusion, la neige se trouve saturée et les effets délétères de lhypercapnie entrent en jeu. Ce processus saccélère en cas dentrave à la diffusion centrifuge du CO2, comme la formation dune pellicule de glace ou une faible porosité de la neige (Sommerfeld 1993). De même, si la diffusion se trouve facilitée par une plus grande surface ou une vaste poche dair, lhypercapnie sera retardée. |
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Leffet délétère le plus important lié
à la présence dun gaz inerte dans un espace confiné
est la capacité de ce gaz à déplacer loxygène
de lair inspiré. Le terme " dasphyxie par déplacement
" (Baum 1993) rend compte de ce mécanisme de réduction
progressive de la pression partielle doxygène par lajout
dun simple agent asphyxiant comme le dioxyde de carbone. Nos données
antérieures (Grissom 2000) suggèrent quil sagit
de leffet prédominant du CO2 après ensevelissement,
lasphyxie survenant rapidement lorsque la concentration du CO2
sélève dans la neige environnante bien avant datteindre
des niveaux assez élevés pour entraîner la mort par
stupeur et coma, tableau connu sous le nom de " narcose (7)
oxycarbonée ". |
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| Conclusions | |
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Il y a suffisamment doxygène dans une neige compacte comparable
à celle des avalanches pour permettre une oxygénation et
une ventilation normales pendant au moins 90 minutes densevelissement
si le CO2 expiré est supprimé. |
| © ANENA | ||