Dans un premier temps, j’ai refusé, du fait de mes charges actuelles, la présidence qui m’était proposée dans le cadre du sauvetage de l’Anena en grande difficulté. Relancé, j’ai, je l’avoue, beaucoup hésité. J’ai finalement répondu positivement à l’appel pressant de mes amis et plus particulièrement du président de l’Association Nationale des Maires des Stations de Montagne, mon ami Blanc-Tailleur et de M. Richard Lambert président de notre association à l’époque, à qui je rends ici hommage pour avoir œuvré lui aussi au redressement de la situation. En fait, si j’ai accepté de prendre la charge malgré la difficulté, c’est par attachement personnel à l’Anena, dont j’ai été l’un des fondateurs. Comme homme de la montagne, je ne pouvais pas non plus me résoudre à voir disparaître cet outil précieux !
Aujourd’hui, je pourrais me contenter d’égrener les actions conduites durant cette année passée sans répondre à vos légitimes interrogations sur la « valse » des présidents, conséquence d’une situation plus que préoccupante. Mais, vous le savez, je ne suis pas de ceux qui pratiquent la langue de bois. Devant vous, je m’appliquerai toujours à vous dire sans ambages quelle est la situation et les difficultés qu’affronte l’Anena. Comme vous le savez, notre association est née en 1971 de la volonté de l’état, qui avait à faire face à une situation catastrophique avec des avalanches tueuses. Souvenez-vous de celle de Val d’Isère qui en février 1970 a tué 39 pensionnaires du chalet de l’Ucpa, cela, au moment où les activités touristiques hivernales de nos montagnes décuplaient. Il fallait réunir d’abord dans une même instance tous les acteurs concernés par ces questions. Il fallait aller très vite et seule la voie associative permettait de répondre à cette urgence Il était indispensable de trouver d’urgence les parades capables de prévenir ces avalanches meurtrières et garantir la sécurité de nos populations.
L’Anena a été portée sur les fonts baptismaux par des hommes illustres tel Louis Néel directeur du Centre d’Étude Nucléaire de Grenoble qui obtint par la suite le Prix Nobel de physique. Tout était à faire, à étudier, pour comprendre les mécanismes de formation et de vieillissement de la neige, la formation des manteaux neigeux et les mécanismes de déclenchement des avalanches. Tout cela dans le but d’anticiper pour prévenir, voire même annuler les risques.
Sous l’impulsion, l’autorité, la coordination de l’ANENA des nombreuses institutions et centres de recherche (25 furent dénombrées à l’époque) des programmes de recherche ont été définis, harmonisés, financés et lancés par des équipes appartenant au CEA, à l’Université et à d’autres laboratoires et institutions étatiques. Depuis, des progrès immenses ont été réalisés, sur la connaissance de la neige, de la constitution du manteau neigeux, de la prévention des avalanches, de la mise au point d’équipements de sauvegarde. Mieux même, puisque aujourd’hui la neige artificielle est totalement maîtrisée pour le plus grand profit de nos stations. La France de ce fait a été pionnière en la matière, ce qui a profité à notre industrie de la neige, aux équipementiers, aux gestionnaires d’équipements et de stations et au bout du compte à l’économie montagnarde. Cette compétence doit d’ailleurs être encore plus fortement valorisée à l’international pour le plus grand profit de notre pays.
Il faut le souligner encore fortement, si l’Anena, grâce à son action, a permis à la science de la neige et aux techniques liées, d’effectuer des progrès immenses, elle n’a pas pu ou n’a pas su, renouveler ses ambitions, ses missions, alors, qu’au fil du temps, progressivement, les équipes de recherche qu’elle stimulait, qu’elle appuyait sont devenues autonomes. Elles ont géré directement avec leurs instances supérieures, la définition des programmes d’étude et leur financement. Cela a enlevé à notre association une partie forte de ses missions. Le corollaire de cette évolution a été le désengagement institutionnel progressif des scientifiques qui généraient l’impulsion des initiatives et programmes d’action de l’ANENA. Il semble bien que notre association ait de ce fait perdu progressivement pied, malgré ses efforts d’ouvrir ses actions notamment à l’amélioration indispensable de la prévention, par l’information et la formation orientées vers le grand public et les professionnels de la sécurité. Missions dont elle s’acquitte à la satisfaction de tous et je profite de cet instant pour remercier ici publiquement notre personnel qui, dans un environnement difficile du fait des dysfonctionnements institutionnels de notre association, par sa volonté, son sérieux, son professionnalisme, a permis de préserver nos actions, notre savoir-faire, bref notre crédibilité. catalogue 2008
• 1 Afin de créer les conditions nécessaires à la relance de l’ANENA, il m’a semblé indispensable de commencer par la révision de notre fonctionnement institutionnel et ensuite de parler des moyens à mettre en œuvre.
1.1. Pour la définition et la conduite de la réforme de nos institutions, l’éclairage de notre histoire associative est très instructif. Nos statuts ont été à la création de l’Anena adaptés au fonctionnement d’une équipe de « sociétaires », essentiellement des professionnels représentant des institutions qui travaillaient déjà habituellement ensemble. Il n’y avait pas, de ce fait, à réguler la représentativité des uns et des autres. Aujourd’hui, les institutions adhérentes sont plus nombreuses, d’origines très diverses. Sont arrivés en nombre, les organisations de professionnels de la montagne, guides, moniteurs de ski, accompagnateurs…, les associations d’usagers de la montagne et des secours, et enfin les adhérents individuels qui sont aujourd’hui plus de 600. Il y a aussi, avec les lois de décentralisation le fait nouveau de l’arrivée dans le jeu institutionnel et dans la gestion de la sécurité publique, des collectivités territoriales. Ces dernières doivent impérativement être prises en compte pour l’exercice de nos missions et responsabilités. Tout le monde peut comprendre que notre règle actuelle d’un homme une voix pour la prise de décision, quelle que soit sa représentativité, ne peut pas permettre d’apporter toute la vigueur et la régulation institutionnelle dont l’Anena a besoin. Par ailleurs, le poids, dans la gestion, de notre Conseil d’Administration qui comprend actuellement 30 membres, avec des pouvoirs du président et du Bureau réduits à la portion congrue, est tout autant nocif au dynamisme, à la réactivité indispensable à la vie de notre association. D’autant que, est imputée au président, la responsabilité de la gestion. C’est pourquoi, je vais vous proposer, dans le cadre de notre Assemblée Générale Extraordinaire une révision des statuts permettant de résoudre cette inadaptation institutionnelle.
1.2. Il me fallait également aller vite pour recruter un directeur, essentiel, indispensable au fonctionnement de notre association. J’ai arrêté mon choix, confirmé par notre Conseil d’Administration, sur un curriculum vitae reçu par notre commission de recrutement qui avait lancé la procédure. Ce CV est celui de Didier Le Gall ici présent. Jeune père de famille qui, à mes yeux répond très bien à ce que j’attends d’un directeur, Didier Le Gall, s’il a le dynamisme de la jeunesse avec ses 31 ans, est guide de haute-montagne. Officier de gendarmerie en disponibilité, il a dirigé un PGHM après avoir été élève de l’Ecole Navale et de l’Ecole des officiers de la gendarmerie. Homme de la montagne, né dans nos Alpes du Sud, il n’a pu se résoudre, dans le cadre de la gestion de sa carrière, à quitter nos massifs. Il a mis sa carrière entre parenthèse par amour, que nous partageons tous ici, de la montagne. Nous lui souhaitons la bienvenue et il sait qu’il a un challenge important à relever avec nous. Je compte sur lui. Outre ses compétences techniques à mettre en œuvre, il doit être au côté de son Président un homme de rassemblement. Cela est nécessaire du fait de la diversité des sociétaires qui fait la richesse de l’Anena, mais aussi sa complexité. Il lui faut être à l’écoute, informer. Didier Le Gall connaît bien par discipline et par conviction personnelle, le sens du mot servir. Je n’ai pas de doute, compte tenu de sa personnalité et de son parcours personnel et professionnel, sur sa capacité à réussir dans ses fonctions de directeur de l’Anena.
• 2. Dans ma stratégie d’action, après la conception de cette réforme des institutions de notre association, dont je viens de vous tracer les grandes lignes, il y a à conduire le sauvetage financier de notre association. Mon ambition est aussi d’aller plus loin en matière de recettes afin d’assurer les moyens sonnants et trébuchants nécessaires, non seulement à la conduite de nos missions actuelles, mais aussi pour le profit de celles que nous nous donnerons à l’avenir.
Cela passe par :
2.1. La reconquête de notre bailleur de fonds originaire, l’état, en ses différents ministères. L’ANENA qui est reconnue d’utilité publique porte, comme vous le savez, « des missions d’intérêt général ». Les subventions se sont raréfiées au fil des années, comme l’on dit, « loin des yeux, loin du cœur ». C’est pourquoi j’ai pris mon bâton de pèlerin et j’ai commencé à rencontrer les ministres représentés à notre Conseil d’Administration, afin que ceux qui donnent moins, donnent plus et pour que ceux qui ne donnent plus rien, mettent à nouveau la main à la poche ! Déjà un premier résultat, fin 2007, au moment où les différents budgets étaient bouclés, j’ai obtenu au total 70 000 € qui nous ont été soit octroyés nouvellement, soit maintenus alors qu’ils devaient être supprimés. Sans cela, nous n’étions pas à même de vous présenter un projet de budget 2008 en équilibre. J’ai encore beaucoup à faire ces mois qui viennent à ce propos, en vue d’obtenir plus afin de renforcer définitivement nos moyens financiers.
2.2. Il y a la sollicitation nécessaire, que j’ai débutée, des collectivités territoriales qui ne sont pas encore adhérentes, particulièrement les Régions et les Départements concernés par la montagne. Elle est accompagnée de la révision de leurs cotisations dont le vote vous est proposé à l’ordre du jour. Nous avons déjà le département des Alpes-Maritimes que j’ai sollicité avec d’autres départements, qui a répondu favorablement sur le projet de révision de nos statuts et règlement intérieur, ainsi que sur les 10 000 € de cotisation annuelle demandée. Pour ce qui concerne les communes, si le montant de leur cotisation vous est proposé à la baisse, c’est que je suis en discussion avec l’Association Nationale des Maires des Stations de Montagne, pour une cotisation annuelle de 100 000 €.
2.3. Je propose aussi, avec la révision de nos statuts, la création d’un « club des partenaires » en vue de regrouper les sociétés commerciales autres que gestionnaires d’équipements dans nos stations et qui souhaitent reconnaître et gratifier l’importance de nos missions. Ce statut libèrera notre association des questions d’éthique que peuvent présenter l’adhésion directe à l’ANENA et la participation de toute personne morale de droit commercial à nos décisions. Il y aura un travail de sponsoring important à conduire afin, je l’espère, d’obtenir leur appui financier ou matériel.
2.4. Enfin, vous noterez notre proposition de rehausser légèrement les autres cotisations qui n’avaient pas été relevées depuis plusieurs années. L’ensemble de ces actions à résonance financière devra recevoir une réponse favorable et permettre ainsi de donner les moyens nécessaires à la rénovation et à la conduite de nos missions.
• 3. Pour ce qui concerne les missions de l’Anena, un travail de fond sera à conduire par nos instances, Bureau, Conseil d’Administration, commissions ad hoc. Mais je compte beaucoup sur la dynamique de notre Conseil Scientifique et Technique (CST) dont les membres sont renouvelables cette année, afin, qu’outre la crédibilité scientifique et technique qui est son rôle premier, il alimente nos réflexions par l’apport d’idées nouvelles, de propositions d’objectifs nouveaux. à ce propos, j’ai demandé à notre ancien Président Richard Lambert que j’ai pressenti pour diriger le CST en sa qualité d’universitaire spécialiste des avalanches et des choses de la montagne, de nous présenter le résultat des différents contacts de personnalités françaises et étrangères pour lequel je l’ai mandaté, en vue de leur nomination au sein du CST. Il aura également à nous indiquer ses premières réflexions sur les ambitions de programme de travail qu’il entend proposer à nos instances avant de les faire partager par le CST.
3.1. Les missions actuelles de l’Anena qui sont orientées principalement vers la prévention par le traitement et la diffusion de l’information, par la formation, les études de cas et situations, seront à préserver voire même à amplifier. Leur rendu de qualité est dû en grande partie à notre personnel, qui, chacun dans ses responsabilités et ses compétences, exprime sérieux, technicité et plaisir de porter les missions.
> L’Anena participe à des actions de coordination des énergies, initiatives, efforts, voire de défense des intérêts des acteurs et usagers de la montagne, mais, à mon sens, elles sont insuffisantes. C’est une responsabilité première de notre association qui est la seule instance qui regroupe l’ensemble des acteurs publics et privés de la montagne et des usagers. Elle doit aussi exercer un lobbying fort et de représentation auprès des pouvoirs publics.
> Le traitement de l’information avec sa diffusion est une action forte de notre association.
> C’est l’information des adhérents par notre revue trimestrielle « Neige et Avalanches », que je sais, être de qualité, moi-même en étant un lecteur assidu. Je veux ici que soit publiquement remercié M. Jean-Paul Zuanon qui a accepté de prendre la présidence de la commission revue, d’en être le rédacteur en chef et de piloter ainsi, ce qui est un gros travail, sa conception. Je le fais en votre nom à tous.
> C’est aussi l’information des professionnels de la montagne et du grand public qui est essentielle.
> Ce sont des dépliants de sensibilisation qui sont principalement conçus, édités par notre association et distribués aux usagers de la montagne, de nos stations, cela à leur grande satisfaction et à celle des stations que nous épaulons ainsi dans la prévention des risques. La distribution en est gratuite tant auprès des particuliers, des professionnels encadrant des groupes, des Offices de tourisme, de l’UCPA, du ClubMed, des Clubs de ski et montagne…, au cours de manifestations comme la Journée nationale de la raquette, des rassemblements « free ride » ou des actions de sensibilisation organisées à l’instigation de stations…, auprès de scolaires… lors d’actions organisées par l’ANENA, conférences et journées de formation aux avalanches.
La distribution pour cette année 2007 a concerné les dépliants que vous connaissez bien : > « Avalanches : attention danger » (à l’attention des pratiquants du hors piste) : 15 000 exemplaires diffusés.
> « Neige et sécurité » (pour les randonneurs à ski, surf, raquettes, les glaciéristes et les alpinistes) : également 15 000 exemplaires distribués,
> mais également diffusion du « Guide avalanche » de Météo-France : 6 500 exemplaires.
> une nouvelle édition du dépliant « Neige et sécurité » a été réalisée en 20 000 exemplaires.
> une vente est également organisée essentiellement par correspondance (de livres, Cd-rom, DVD, plaquettes, loupes…) produits décrits dans le catalogue annuel et sur le site web de l’Anena.
> l’information passe aussi par la location de l’exposition « Neige et avalanches » que notre association a conçue : une cinquantaine de journées cette année 2007.
Nos services ont été également très sollicités : coche pour la relecture et corrections d’articles de presse, coche pour répondre à des renseignements, l’envoi de documents et accueil à la bibliothèque d’étudiants et d’élèves qui préparent des mémoires ou des travaux pratiques sur la neige et les avalanches, coche pour répondre à ces nombreuses demandes l’Anena a participé en 2007 à deux « Journées portes ouvertes » organisées par le Cemagref en collaboration avec le CEN pour les étudiants.
> L’Anena est également totalement ouverte aux cybernautes, son « site web » a un franc succès (cela indique qu’il est adapté à ce que recherchent les internautes) : en moyenne sur l’année 2007, il a reçu 1 639 visites par jour et 3 191 pages vues par jour, c’est considérable lorsque l’on sait que la fréquentation est surtout saisonnière ! les pages les plus consultées ont été :
- la rubrique « Étudiants » article de E. Pahaut « les cristaux de neige – Formation »,
- la rubrique « Actus » Bilan des accidents d’avalanche 2006/2007.
• 4. Les études conduites par nos agents sont de première importance.
4.1. Il s’agit du bilan avalanche annuel avec :
> l’organisation du suivi annuel,
> le suivi hebdomadaire des accidents, par analyse des secours significatifs effectués, la lecture de la presse et le suivi des informations Internet,
> la mise à jour des éléments publiés sur le site web de notre association,
> l’intégration des accidents 2006-2007 afin qu’ils puissent être exploités dans notre logiciel « Sphynx »
> Et la rédaction du bilan hivernal et bilan annuel.
• 4.2. En matière d’accidentologie :
> les travaux ont porté sur la recherche des accidents mortels de 1970 à 1989 pour un article paru dans la revue et pour une future intégration à notre base de données «Sphinx ».
• 4.3. C’est aussi la tenue à jour de notre base de données juridiques « Jurisque » ouverte sur notre site web :
> avec une veille indispensable sur Légifrance qui est en place, pour les mises à jour qui s’imposent.
• 5. La formation est une mission essentielle de l’ANENA, c’est pourquoi le projet de réforme des statuts le marque plus fortement que cela n’apparaissait à ce jour. La formation des professionnels de la prévention et des secours doit être très maîtrisée, très professionnelle, afin de donner toute confiance aux maires, responsables premiers, avec l’état, de la sécurité et cela aussi bien sur les pistes que hors-piste.
L’Anena remplit à leurs yeux, par sa neutralité et sa technicité, cette exigence. D’ailleurs, tous les acteurs de la montagne reconnaissent cette qualité des formations dispensées sous notre maîtrise d’ouvrage et mise en œuvre sous l’autorité de notre personnel. Cette mission de formation, qui passe aussi par les conférences tout public que nous organisons, nous permet aussi de rester au cœur des problématiques de la montagne et de maintenir un contact serré avec tous les acteurs de la sécurité. Cela nous permet aussi d’accroître nos ressources en vue de participer au financement de nos autres missions d’intérêt général.
La tentative récente de déstabilisation de nos formations et donc de l’Anena, avait, selon la déclaration de leurs promoteurs, pour unique objectif, de « faire bouger l’Anena ». Comme la déclaration en a été faite à notre dernier Conseil d’Administration, c’est un passé révolu du fait des évolutions que je propose et qu’ensemble nous allons mettre en œuvre.
J’en prends solennellement acte devant vous et c’est un gage important pour la réussite de la relance de nos actions.
5.1. Pour ce qui concerne la formation professionnelle :
> c’est la 34e année que l’Anena organise des stages de spécialistes en déclenchement des avalanches. Malgré l’annonce de l’organisation d’un stage concurrent, qui a finalement été annulé au dernier moment, l’Anena n’en a pas trop souffert au niveau des inscriptions. Grâce à la confiance que nous ont renouvelée les services des pistes, quatre stages ont donc pu avoir lieu, du 7 novembre au 7 décembre à l’Alpe d’Huez, station qui nous accueille depuis de nombreuses années. Que soit ici remercié chaleureusement M. Christian Reverbel pour son soutien. Ces quatre stages ont accueilli 110 personnes, en majorité pisteurs- secouristes, venus de toute la France, soit à titre individuel soit envoyés par leurs employeurs. Il est à noter que la Principauté d’Andorre nous a envoyé neuf personnes, Andorrans, Argentins et Chiliens qui ont manifesté une motivation exemplaire malgré leur problème de langue. Le taux de réussite est toujours impressionnant (98 %) grâce au travail soutenu des stagiaires bien sûr, mais aussi à la très forte implication de nos trois formateurs et des partenaires de l’Anena, en particulier les services des pistes qui encadrent les stagiaires : Serre Chevalier, Courchevel, Méribel, Valmorel, Chamrousse, Les Arcs, Val d’Isère, La Clusaz, Vars et la Plagne qui nous ont soutenu et fait confiance. Et avec aussi il faut encore le souligner, la maîtrise d’œuvre de qualité de notre personnel.
> Toujours dans le domaine du déclenchement des avalanches, l’ANENA a également organisé des stages de recyclage d’une demi-journée, obligatoires depuis le décret du 27 mars 1987. Après une augmentation régulière du nombre de sessions depuis 2002, nous arrivons en 2007 à un total de 48 pour 703 artificiers (sur un total d’environ 1200 en activité). Notre formateur se rend sur site, ce qui est très apprécié des demandeurs.
> Trois stages de servant avalancheur ont également été organisés dans les Alpes et les Pyrénées. D’une durée de deux jours, ils ont permis de former 16 pisteurs-secouristes artificiers à cette technique.
L’Anena a organisé aussi le stage national de formation initiale des maîtres-chiens d’avalanche aux Deux Alpes, que nous remercions pour tout le travail important que le service des pistes réalise (en particulier la préparation quotidienne des terrains de travail). Au total, vingt-trois équipes cynotechniques, venues des stations des Alpes, des Pyrénées, du Massif Central, d’Andorre et d’Italie ont été réunies du 3 au 20 décembre aux Deux Alpes, sous la conduite de sept moniteurs maîtres-chiens d’avalanche. Toutes ont obtenu leur brevet après trois semaines de travail intense.
> Dans le même domaine d’activité, l’Anena organise des stages de formation continue des moniteurs maîtres-chiens d’avalanche. Une session a pu avoir lieu en octobre avec l’aide d’une subvention du Ministère de l’Intérieur, qui diminue cependant de moitié cette année encore. Cinq moniteurs ont participé à cette session. Pour souligner l’importance de ces actions de formation de l’Anena, il suffit de noter que cet hiver, ce sont plus de 850 professionnels de la montagne, dont une dizaine d’étrangers, qui ont été formés par l’Anena. Cela confirme aussi la reconnaissance de notre compétence et de notre savoir-faire en matière de formation.
5.2. Pour ce qui est des conférences et des « Journées de Formation Avalanche » dans notre jargon les JFA, cette année écoulée, l’Anena a organisé :
> des JFA à Toulouse, Gap et Albertville.
> ont également été organisées et réalisées des conférences au profit : • de lycéens à Corrençon (janvier), • d’étudiants de l’IUFM à Prapoutel (février), • de pratiquants à Oz (mars), • de collégiens à Monestier (mars), • des colloques de présentation de l’Anena à Besançon (septembre), • d’étudiants Egug et Esmug (décembre), • d’étudiants TPE/Cemagref (janvier et novembre).
• 6. Conclusion
Chers amis, pardonnez-moi si j’ai été un peu long, mais il était indispensable que je vous parle le plus précisément possible de la situation et de l’environnement de notre association, de ses difficultés et de mes propositions pour en sortir.
Il me fallait aussi rendre compte de l’activité de l’Anena au cours de l’année écoulée, ce que j’ai fait en vous assurant n’être allé qu’à l’essentiel du travail important fourni par nos instances associatives et notre personnel. S’il n’y a pas de questions ou d’observations, je vais passer la parole à notre trésorier, Marc Allibert afin qu’il vous présente, avec le rapport des Commissaires aux Comptes, nos comptes et qu’il vous développe le projet de budget 20008. »
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