" Homme de la montagne, en prise directe depuis de nombreuses années avec ses réalités et ses enjeux, c’est avec détermination que j’ai répondu à la sollicitation de mes amis pour relever le défi de la présidence de l’ANENA. Pour conduire ma mission, je ne peux que me remémorer nos grands anciens et du premier d’entre eux, le professeur Louis Néel prix Nobel de physique, directeur du Centre d’Études Atomiques de Grenoble, notre très prestigieux premier Président dont il n’est pas possible de décevoir la démarche.
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Par Jean Faure, Président de l'ANENA |
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Souvenons nous, l’ANENA a été fondée en 1971 pour répondre aux préconisations faites en juillet 1970 par la « Mission interministérielle d’étude sur la sécurité des stations de montagne ». Cette dernière, a été créée dans l’urgence pour enquêter sur la catastrophe de Val d’Isère où, le 10 février 1970, une avalanche dévastatrice avait tué 39 pensionnaires du chalet de l’UCPA.
Très vite, les missions d’intérêt général dont s’est dotée notre association, ont conduit à la reconnaissance par l’Etat de son « utilité publique » par décret du 10 juin 1976. L’apport de l’ANENA, dès les toutes premières années de fonctionnement a été considérable. Des progrès immenses ont été faits dans la connaissance des phénomènes liés à la neige et dans leur maîtrise. L’essor économique et humain de la montagne lui doit beaucoup.
L’ANENA a plus de trente-six ans d’existence. Si tous ses membres lui sont restés fidèles, s’ils expriment leur attachement à leur association, il n’en reste pas moins qu’elle a un besoin urgent d’être revivifiée pour mieux s’adapter aux réalités d’aujourd’hui. Il m’apparaît ainsi indispensable, avec votre appui, l’appui de l’ensemble des partenaires publics et privés engagés au sein de l’ANENA, d’examiner les missions qu’elle s’est données et a mises en œuvre avec succès depuis sa création. Il nous faudra les mettre en perspective, sous leurs différents aspects, scientifiques, sécuritaires, économiques, sociologiques, humains, avec les exigences et réalités actuelles de l’exploitation de la neige. La pression de l’augmentation de la fréquentation, les nouvelles pratiques sportives de glisse exigent des avancées en matière réglementaire, technologique, de renforcement de la sécurité. Cela demande des échanges étroits et constants entre l’ensemble des institutions et acteurs concernés. Cela est d’autant plus nécessaire qu’arrivent de nouveaux acteurs publics, qui ont adhéré à l’Association, les communes et les départements, responsables d’une grande part de la sécurité en montagne.
Je veux rappeler pour finir que l’ANENA est le seul lieu où l’ensemble des acteurs de la montagne française, publics, privés sont représentés. Cette richesse nous fait le devoir de maintenir la performance que cet outil a démontrée pour le plus grand bien de nos concitoyens, montagnards ou simples usagers ".
JEAN FAURE
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