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Bilan des accidents davalanches |
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| Bilan des accidents : mode d'emploi | |
Ce bilan est établi à partir des accidents d’avalanche survenus en France entre le 1er octobre 2005 et le 30 septembre 2006, et recensés par l’Anena. Cette dernière précision est essentielle, car elle limite la portée des chiffres publiés, dont les interprétations doivent par conséquent être faites avec prudence. L’Anena ne prend en effet en compte que les accidents pour lesquels une information lui est parvenue. Or cette collecte de donnée repose essentiellement sur la collaboration qui s’est établie depuis de nombreuses années avec les services publics de secours en montagne, gendarmes des PGHM et PGM et CRS de montagne. Dans certains cas, les services de sécurité des pistes des stations de ski et les SDIS communiquent à l’Anena les données concernant les accidents sur lesquels leur personnel est intervenu. Que l’ensemble de ces personnes soit ici remercié. Le nombre d’accident non répertoriés est, de fait, inconnu et difficile à estimer. On peut toutefois penser qu’il peut venir augmenter significativement le nombre des accidents recensés par l’Anena et donc modifier certains résultats. En outre, un certain nombre d’informations sont manquantes ou incomplètes, car elles n’ont pas été relevées au moment du secours. On a pu ainsi recenser cette année 16 « incidents » d’avalanche impliquant des personnes et n’ayant pas requis de secours professionnels. http://www.anena.org/avalanche/accidentologie/temoignages/ |
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| Les accidents d’avalanche en quelques chiffres | |
Remarques principales Cette année, entre le 1er octobre 2005 et le 30 septembre 2006, l’Anena a recensé 167 événements avalancheux, dont 106 ont impliqué au moins une personne. 50 accidents mortels - Parmi ces 106 accidents d’avalanche, 50 ont été la cause du décès d’une ou plusieurs personnes. Jamais en trente-cinq ans, l’ANENA n’a enregistré autant d’accidents mortels en une seule année en France. Par rapport à la moyenne des seize saisons précédentes (20 à 21 accidents mortels par an entre 1989-90 et 2004-05), il y a eu deux fois et demie plus d’accidents mortels. 57 décès - Avec les années 1969-70 (9 accidents mortels) et 1980-81 (27 accidents mortels), il s’agit de la troisième année la plus dramatique observée en France. Cependant, avec 55 décès entre le 1er décembre 2005 et le 30 avril 2006, l’hiver 2005-06 a été le pire que le tourisme montagnard hivernal français ait jamais connu1. Dans 44 des 50 accidents mortels, une seule personne est décédée. Cinq accidents ont été la cause du décès de deux personnes et un accident s’est traduit par le décès de trois personnes. Dès lors, le ratio mesurant la gravité des accidents (nombre de décès par rapport au nombre d’accidents mortels) s’établit à 1,14 décès par accident. Il est largement inférieur à celui calculé sur les seize dernières années (1,44), et même inférieur au ratio (1,24) calculé sans prendre en compte les accidents à l’origine du décès de quatre personnes ou plus (considérés comme « très graves » et non représentatifs). |
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| Répartition par activités | |
46 des 50 accidents mortels sont survenus lors d’une activité sportive de loisirs : Quatre autres sont survenus alors que les victimes exerçaient leur activité professionnelle sans lien avec une activité récréative : un décès lors d’une opération d’entraînement au secours, un décès lors d’une opération de déclenchement préventif et deux décès dans deux accidents distincts lors d’une mission de reconnaissance et de surveillance du manteau neigeux. |
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| Profil des décédés lors d’activités de randonnée et de hors-piste | |
| 47 personnes sont décédées au cours des 42 accidents mortels survenus en randonnée ou hors-piste. On observe cette année, comme l’année dernière, une part importante de victimes décédées équipées d’un Arva (61,5 %), alors que cette proportion pour la période 1989-90/2004-05 s’établissait à 36 %. Une différence cependant existe entre les deux activités : 76 % des décédés en randonnée étaient équipées d’un Arva contre 50 % en hors-piste. Ces différences se retrouvent sur les seize années précédentes : 41 % des décédés équipés d’un Arva en randonnée et 30 % en hors-piste. Il semble donc qu’une part importante des pratiquants soit équipée au moins d'un Arva, notamment chez les randonneurs. En outre, on a recensé 4 décédés équipés d’un sac à dos ABS, 2 de réflecteurs Recco et 2 d’un Avalung. Ces données rappellent une fois de plus, si besoin était, que ces équipements, bien qu’ils augmentent les chances de survie, n’empêchent pas la personne qui les porte de décéder. |
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| Répartition par département | |
| Quatorze départements ont été concernés par au moins un accident d’avalanche, mais seulement neuf par un ou plusieurs accidents mortels. Les Alpes du Nord (Haute-Savoie, Savoie et Isère) concentrent, comme chaque saison, la majorité des accidents mortels (62 %), mais légèrement moins qu’au cours des seize années précédentes (68,5%). La Savoie est toujours le département le plus concerné, puisque 42 % de l’ensemble des accidents mortels y sont survenus, soit davantage que les seize années précédentes (36 %). S’agissant uniquement du hors-piste, 12 des 24 accidents mortels sont survenus sur le département savoyard. Le nombre d’accidents mortels en Savoie (21) est cette année trois fois supérieur à la moyenne calculée sur la période de référence (7). En Haute-Savoie (6) et en Isère (4), il n’a été qu’une fois et demie plus élevé qu’en moyenne entre 1989-90 et 2004-05 (respectivement 4,5 et 2,5). En ce qui concerne les trois départements des Alpes du Sud (Hautes-Alpes, Alpes-de-Haute-Provence et Alpes-Maritimes), ils représentent cette année 32 % de la totalité des accidents mortels, contre 20 % en moyenne au cours des seize années précédentes. Alors qu’en moyenne les Hautes-Alpes comptent 3 accidents mortels par an, on en recense 8 cette année. De même, alors que l’on recense en moyenne environ 1 accident mortel tous les deux ans dans les Alpes-de-Haute-Provence et les Alpes-Maritimes pendant la période 1989-90/2004-05, on en compte cette année 4 dans chacun de ces départements, soit le même nombre d’accidents mortels recensés habituellement en huit à dix ans. |
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| Répartition dans le temps | |
| La période hivernale (1er décembre-30 avril) a concentré la quasi-totalité des accidents. Seul un accident mortel a eu lieu en dehors de cette période (19 août). Plus précisément, 43 des 50 accidents sont survenus en janvier (17), février (16) et mars (10). L’hiver 2005-06 se distingue des précédents par la concentration inhabituelle des accidents mortels sur de courtes périodes. Ainsi, quatre épisodes totalisant huit journées (les 1er, 19 et 20, 28 et 29 janvier et les 20, 21 et 22 février) concentrent 54 % des accidents mortels. Et trois journées (les 19 et 29 janvier et le 20 février) concentrent à elles seules un tiers des accidents mortels. |
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| Différences et confirmations | |
Avec 50 accidents mortels et 57 décès recensés, cette saison 2005-06 est, avec les années 1969-70 et 1980-81, la plus meurtrière jamais enregistrée en France. |
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Notes 2 • Ces chiffres diffèrent de ceux donner dans l'article " 2005 - 2006 : un hiver exceptionnel sur le front des avalanches " car un accident considéré "hors-piste" a été requalifié en "randonnée". Voir les tableaux synthétiquesVoir les graphiques Voir le tableau final |
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