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Bilan des accidents davalanches |
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| Bilan des accidents : mode d'emploi | |
| Ce bilan est établi à partir des accidents d’avalanche survenus en France entre le 1er octobre 2004 et le 30 septembre 2005 et répertoriés par l’Anena. Cette dernière précision est essentielle, car elle limite la portée des chiffres publiés, dont les interprétations doivent par conséquent être prudentes. En effet, du fait des modalités de collecte des données, le bilan ne porte pas sur la totalité des accidents d’avalanche qui ont eu lieu en France sur la période considérée. L’Anena ne prend en effet en compte que les accidents pour lesquels une information lui est parvenue. Or cette collecte de donnée repose essentiellement sur la collaboration qui s’est établie depuis de nombreuses années avec les services publics de secours en montagne, gendarmes des PGHM et PM et CRS de montagne. Dans certains cas, les services de sécurité des pistes des stations de ski et les SDIS communiquent à l’Anena les données concernant les accidents sur lesquels leur personnel est intervenu. Que l’ensemble de ces personnes soit ici remercié. Parce que les services publics du secours en montagne n’interviennent pas systématiquement sur l’ensemble des accidents d’avalanche, un certain nombre de ceux-ci échappent au bilan tenu par l’Anena : • Ceux qui ne sont pas graves et finissent heureusement bien pour les personnes impliquées (elles ont pu se dégager et se secourir seules ou avec l’aide de leurs compagnons, de façon autonome) ; • Ceux qui n’ont fait intervenir que les services de pistes des stations de ski qui n’en informent pas toujours l’Anena. Le nombre d’accident non répertoriés est, de fait, inconnu et difficile à estimer. On peut toutefois penser qu’il peut venir augmenter significativement le nombre total des accidents recensés par l’Anena et donc modifier certains résultats. Ceci semble être le cas cette année, puisque les centres départementaux de Météo-France ont relevé 56 accidents d’avalanche supplémentaires par rapport au bilan de l’Anena. Le SNOSM (Système National d’Observation de la Sécurité en Montagne) a, quant à lui, répertorié 45 interventions sur avalanche effectuées par les pisteurs-secouristes (42 hors-piste et 3 sur pistes). En outre, un certain nombre d’informations sont manquantes ou incomplètes car elles n’ont pas été relevées au moment du secours. Enfin, certaines valeurs sont approximatives, car leur mesure est parfois difficile et donc peu précise. |
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| Remarques principales | |
Entre le 1er octobre 2004 et le 30 septembre 2005, l’Anena a recensé 102 événements avalancheux parmi lesquels 71 impliquaient une ou plusieurs personnes. 20 accidents mortels 25 décès Cependant, si l’on ne prend pas en compte les accidents à l’origine du décès de 4 personnes ou plus (accidents dits « très graves », mais rares et non représentatifs), le nombre moyen de décès par an, sur quinze ans (1989-2004), n’est que de 24,6. |
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| Répartition par activités | |
19 des 20 accidents mortels sont survenus lors d’une activité sportive de loisirs : randonnée à ski ou hors-piste. Profil des décédés lors d’activités sportives de loisirs |
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| Répartition par département | |
| 11 départements ont été concernés par au moins un accident d’avalanche. Les 20 accidents mortels d’avalanche sont survenus dans sept départements différents : 12 accidents mortels en Savoie, 2 en Haute-Savoie, 2 dans les Hautes-Pyrénées, 1 dans les Hautes-Alpes, 1 en Isère, 1 dans les Pyrénées-Atlantiques et 1 dans le Haut-Rhin. Comme chaque année, les Alpes du Nord (Haute-Savoie, Savoie et Isère) concentrent la majorité des accidents mortels d’avalanche (15 sur 20, soit 75 %). Cette proportion dans ces trois départements est supérieure à celle constatée sur les quinze saisons précédentes (68,5 %). La Savoie a été, comme l’année dernière, le département le plus concerné par les accidents mortels d’avalanche. Ainsi, ce département représente 60 % du total des accidents mortels (12/20), alors que sa part moyenne sur les quinze années précédentes est de 35 %. À nouveau, c’est l’activité de hors-piste dans ce département qui contribue à la majeure partie des accidents mortels d’avalanche. Ainsi, sur les 12 accidents mortels savoyards, 9 sont survenus alors que les victimes pratiquaient une activité de hors-piste. Dans le même sens, 9 des 12 accidents survenus en hors-piste ont eu lieu en Savoie. Cette concentration des accidents hors-piste en Savoie s’explique sans doute en partie par la concentration des grands domaines skiables français et donc de la fréquentation sur ce département. Haute-Savoie et Isère ont été moins touchés qu’en moyenne sur quinze ans (2 accidents mortels en Haute-Savoie en 2004-2005 contre 4,5 en moyenne et 1 accident mortel en Isère cette saison contre 2,5 en moyenne). On remarquera la survenue de 3 accidents mortels dans les Pyrénées (15 % de l’ensemble des accidents mortels), alors que l’ensemble des départements pyrénéens ne représente que 8,3 % du total des accidents mortels sur les quinze saisons précédentes, ainsi qu’un accident dans un département rarement touché par les accidents d’avalanches : le Haut-Rhin. |
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| Répartition dans le temps | |
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19 des 20 accidents mortels ont eu lieu au cours de l’hiver (entre le 1er décembre 2004 et le 30 avril 2005), ce qui représente 95 % des accidents mortels de la saison. Cette part est supérieure à celle calculée sur les quinze années précédentes (85 %). Une année suivant les tendances |
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