Association Nationale pour l’Étude de la Neige et des Avalanches

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Avalanche des Vallorins

Récit de Jean

28 mars 2008, la journée commence plutôt bien, avec un rendez-vous covoiturage où tout le monde est à l’heure. En route pour la traversée sud/nord des Vallorins (massif de Belledonne, côté Maurienne).

La montée jusqu’à la brèche des Vallorins se passe bien. Nous sommes toujours vigilants lors des traversées qui semblent douteuses. L’arête aérienne finale ne nous résiste pas, malgré des passages en mixte, et la joyeuse bande se retrouve vite à chausser les skis au sommet du couloir rectiligne. La confiance est là (trop peut-être ?).

temoignage 130 - carte ign - anena

Nous commençons à nous lâcher, dans une grosse « gavante » de poudreuse. Après quelques virages, je suis à hauteur de Paul, qui veut faire des photos, en descendant un peu plus bas. Nous discutons sur ces conditions tip-top, en nous disant qu’avec ces quantités de neige, nous devons rester vigilants malgré tout.

Nous avons à peine fini de discuter que nous entendons des cris audessus de nous. Nous voyons passer Karine dans une coulée, pas très importante au début, mais qui enfle vite, et se met à dévaler tout le couloir. Vite, il faut descendre chercher Karine. La coulée ne semble pas trop épaisse, mais nous ne voyons plus notre amie.

Berny sera le plus rapide à descendre, pendant que Paul et Laurent, situés à des hauteurs très différentes dans le couloir, sont déjà passés en mode recherche avec leur DVA.

Il me semble voir un point bouger dans le bas du couloir. Berny rejoint vite ce point et nous crie que c’est Karine, qui semble aller presque bien.

La fin de la descente se fera en évitant les contre-pentes, encore très chargées, et qui risqueraient bien de nous faire de nouveau quelques frayeurs.

Karine se plaint d’une grosse douleur à la cuisse droite, mais à part cela, elle est bien consciente et très lucide. Le nécessaire est fait pour la réchauffer, autant que nous le pouvons, mais surtout sans la déplacer.

Les secours (PGHM de Modane) sont prévenus assez vite, le téléphone ayant bien voulu passer pendant quelques minutes. L’hélicoptère est sur place environ quarante-cinq minutes après l’accident. Après plusieurs hélitreuillages (le médecin, deux gendarmes, la coquille), le médecin prend en charge Karine. Il lui place une perfusion d’analgésiques puis nous l’installons dans la coquille et vole ma petite !

Après la descente jusqu’au pont du Merlet, nous allons lui rendre visite au service des urgences de l’hôpital de St-Jean-de- Maurienne. Le bilan est assez lourd : triple fracture du fémur droit. Voilà une journée qui aurait certainement dû être comme beaucoup d’autres, mais où la montagne est venue nous rappeler qu’il faut être extrêmement prudent et humble. Nous avons beaucoup parlé entre nous au retour, mais quelles leçons en tirer ? Quelles sont les erreurs commises aujourd’hui ? Trop de confiance ?

temoignage 130 - victime matelas coquille - anena

Récit de David

J’ai eu une grosse frayeur ! La plaque s’est fragmentée une dizaine de mètres au-dessus de moi. Je me suis alors senti glisser, sur 50 m. J’ai crié. Mes co-équipiers situés plus bas se sont alors protégés. 

J’ai eu de la chance de pouvoir m’extirper de la coulée en me déportant latéralement. Karine était plus dans l’axe du couloir que moi à ce moment-là. Elle a été complètement balayée et est partie dans la coulée qui a pris de plus en plus de vitesse. Ne comprenant pas la situation tout de suite, en état de tremblement, j’ai fini par saisir l’état de détresse de mes coéquipiers plus bas dans le couloir. Karine était partie, tirée par l’avalanche. 

Très vite, ils se sont organisés pour entamer la recherche au DVA. Je me suis retourné et j’ai lancé à Pascal (en amont) : « Karine ! Il manque Karine ! ». Un moment d’angoisse intense ... jusqu’à apercevoir un petit point noir en bas !!! La suite ? 

Une descente longue, interminable. Les jambes « coupées », la peur d’être pris dans une autre coulée. Très vite, Pascal me double et descend pour apporter secours à Karine. Tout en descendant, j’observe le haut, le bas. Je vois deux skieurs partir pour la vallée. Ils vont chercher les secours. Virage après virage, rarement plus de trois à la suite, je souffle. J’aimerais être rapidement près d’eux, les aider, l’aider. J’arrive enfin près d’eux. Karine se plaint de la jambe. Berny, Pascal et Jean l’ont recouverte d’une couverture de survie. Je suis heureux de la voir les yeux ouverts. Je l’embrasse. Elle frissonne. On parle, on plaisante. Karine a déjà un palmarès « d’aventures » à son actif. On se remémore ses gelures en spéléo ...

Récit de Berny

J’en profite pour renouveler mon coup de chapeau à l’équipe de sauveteurs qui a pris des risques lorsque nous étions en difficulté et qui a manoeuvré pendant deux heures, dans le froid et les cristaux de glace des tourbillons de l’hélicoptère afin de nous aider. Voici mon témoignage et quelques réflexions sur cet accident.

 Faits

Nous étions sept dans le couloir lors du déclenchement de la plaque, échelonnés du premier quart au premier tiers. J’étais le second plus bas dans le couloir lors de l’accident, à l’abri dans une encoche de la contre-pente Est, avec Paul quelques mètres plus bas. J’ai vu passer la première coulée de surface, peu épaisse et relativement lente, au centre du couloir, du type de celles que l’on déclenche en skiant. Malgré le cri d’alerte, cela m’a semblé anodin. Cette coulée a probablement mis en mouvement une autre plaque ou la fraîche sur toute son épaisseur, ou bien encore une contre-pente lors du rétrécissement du premier tiers du couloir. Car c’est une courte vague, plus épaisse, plus rapide et arrivée dans un second temps, qui a entraîné l’arrière des skis de Karine alors qu’elle se mettait de coté et que Laurent réussissait lui à bien se protéger dans la contre-pente. Je me suis baissé, pensant que, peut-être, cela allait passer par-dessus le rocher qui me protégeait. Karine a dévalé le couloir en passant à quelques mètres de moi et en restant plus ou moins en surface, puis je l’ai perdue de vue environ 100 m plus bas, masquée par une avancée de contre-pente.

Lorsque la coulée s’est arrêtée, j’ai commencé la descente avec Paul à la recherche de Karine, après avoir demandé à Laurent de commencer la recherche au DVA depuis notre emplacement. Nous sommes descendus dans la partie décapée par l’avalanche, qui était de faible largeur et encore en neige fraîche sur 20 cm d’épaisseur. Après avoir descendu 200 m, j’ai pu voir le bas de la coulée, où un point sombre semblait anormal. Espérant que c’était Karine, nous avons continué la descente aussi vite que possible. Paul a entamé la recherche au DVA de la seconde moitié de la coulée pendant que je continuais en direction de ce point. Je n’ai pu vraiment identifier Karine qu’à une quinzaine de mètres d’elle parce qu’elle avait bougé un bras.

temoignage 130 - victime partiellement ensevelie - anena

Elle n’était que partiellement ensevelie et j’ai pu commencer immédiatement la procédure de secourisme.

  Réflexions  

••>> La coulée a beaucoup accéléré avec la pente mais n’a pas mobilisé plus de neige que le noyau central de départ et la neige de surface. Vue sa position finale, Karine est restée sur le front de l’avalanche jusqu’à l’arrêt de celle-ci. Lors de l’arrêt, l’épaisseur de la coulée était faible alors que l’épaisseur de fraîche était au moins de 50 cm alentour. Mais attention, cet accident montre que même avec un manteau relativement stable, une coulée importante et puissante peut se produire dès qu’il y a de la pente.

••>> Lors de l’accident, j’étais personnellement beaucoup moins en éveil que dans la remontée du col en face sud. Il faut pourtant rester attentif et échanger avis et impressions. J’avais notamment remarqué un découpage suspect de la neige derrière un virage de Paul, 20 m plus haut dans un rétrécissement du couloir. Mais je n’ai pas communiqué cette observation aux autres membres du groupe.

••>> Le groupe avait relâché son attention à cause de cette superbe balade et de la descente du premier tiers du couloir qui s’était jusque-là passée sans problème dans une bonne poudreuse. Il faut rester concentré. Les plaques ne sont pas situées uniquement au sommet près des crêtes !

••>> Le déclenchement s’est fait au passage du sixième skieur. Il n’y a pas de règle pour la fragilisation du manteau.

••>> David, Laurent et Karine se trouvaient dans l’axe du couloir, répartis sur 100 m de dénivelé. Skier un par un est un gage de sécurité et de protection. Il faut toujours s’arrêter à l’abri des avalanches potentielles.

••>> Il faut plusieurs minutes pour descendre. Il faut bien gérer la stratégie de recherche au DVA pour être efficace.

••>> Il est très délicat de sécuriser un dépôt d’avalanche lorsqu’il y a beaucoup de neige fraîche. Nous avons décidé de rester au centre du dépôt, ce qui permettait d’être près de Karine, intransportable. Nous aurions peut-être dû créer deux sites pour ne pas être tous regroupés au même endroit.

••>> Verrouiller les fixations Low-Tech d’un cran, cela les bloque. La sécurité, c’est au contraire de pouvoir déchausser, sauf peut-être dans des pentes très raides, classées E3 ou E4. Donc : vive les stopskis !

••>> Communiquer n’a pas été facile : Pascal, en train de débotter ses skis en haut, n’a compris qu’il y avait eu un accident que lorsque nous étions déjà dans le bas ! David, choqué, a mis longtemps pour descendre. Je ne me suis aperçu de son absence et donc de sa présence à skis au-dessus de nous qu’au bout d’un trop long moment.

••>> Le numéro d’appel d’urgence 112 permet de ne pas se soucier de l’opérateur ni du forfait et aussi d’être en émission à pleine puissance, mais le téléphone passe aléatoirement.

••>>  Il faut gérer le groupe : alors que le sauvetage a été rapide et qu’il ne faisait pas trop froid, plusieurs d’entre nous étaient en début d’hypothermie lorsque l’hélicoptère est parti pour l’hôpital. Pour éviter les sur-accidents et de s’affaiblir, il faut avoir du matériel : moufles de rechange, couverture de survie, bonnet ou, mieux, cagoule, veste en polaire, pelle, etc..

Tout cela a servi. Le secourisme cela sert ! Au moins pour avoir une méthode face à une situation d’accident. Tous à vos brevets !

temoignage 130 - dessin A. Nouailhat - anena

Commentaire Nivo-météorologique

Lieu de l’accident

Il s’agit d’un couloir presque idéal pour le pratiquant chevronné de ski de randonnée :

- il est situé en altitude (entre 2 100 et 2 550 m) dans une pente froide (d’orientation nord-est), ce qui est favorable à une bonne conservation de la poudreuse ;

- ce couloir est étroit au début puis progressivement plus large ;

- il est assez long, raide sans être extrême (40/45°), et peu exposé car rectiligne, sans barre rocheuse et se terminant en une pente progressivement plus douce. La partie la plus raide se situe entre 2 500 et 2 200 m d’altitude. Le réceptacle du couloir reste pentu et s’élargit, ce qui a probablement limité l’ensevelissement de la victime. Le déclenchement de la plaque a été réalisé dans une petite contre-pente à l’écart de l’axe principal et exposée plus Est.

Contexte nivologique

On a affaire à un manteau neigeux de fin d’hiver, épais dans les versants nord (plus de 3 m en moyenne dans les combes nord de Belledonne dès 2 300 m). Les dernières chutes de neige importantes se sont produites entre le 21 et le 24 mars, avec un cumul moyen de neige fraîche compris entre 60 et 90 cm, et de grosses accumulations locales. Puis, du 25 au 26, le temps est sec, nuageux et froid : la poudreuse récente se stabilise lentement et subit peu de métamorphoses.

Ce type de situation va dans le sens d’une stabilisation de la neige récente (à l’opposé de ce qui aurait pu se passer en début de saison moins enneigé, avec un temps froid et un ciel clair : des grains de neige fragile type faces planes puis gobelets se seraient rapidement formés). Le 27 au matin, veille de l’accident, il tombe 5 à 10 cm de poudreuse soufflés par un vent de nord-ouest.

C’est sans doute cette neige, associée à de la neige déjà en place dans les contre-pentes et restée légère qui a pu être transportée et former une plaque peu avant le passage des skieurs qui évoluaient à vue. Le 28, jour du déclenchement de l’avalanche, il fait beau, frais en face nord, plus doux en face sud. En ce début de printemps la neige se tasse rapidement dans les versants ensoleillés et se révèle peu transportable par le vent. Le B.R.A. de l’Isère annonce un risque limité d’avalanche – niveau 2 –, en localisant le risque d’une part aux pentes bien ensoleillées (redoux et risque de coulées de neige récente) et d’autre part aux pentes froides d’altitude abritées du vent de nord-ouest, et qui peuvent receler quelques plaques.

Dans le paragraphe stabilité du bulletin, le nivologue de Grenoble a écrit : « Évitez de progresser groupés dans une rupture de pente raide exposée nord à est. Même si le risque de déclencher une plaque devient très localisé, le volume de neige entraîné doit faire réfléchir… ». L’avalanche déclenchée accidentellement par le groupe se situait pleinement dans ce contexte prévu par le B.R.A. Une petite restriction toutefois quant au volume de neige emportée, qui s’est révélé, heureusement, plutôt faible en regard du trajet de l’avalanche.

Particularités nivologiques des couloirs

Il n’est pas possible de rédiger des règles valables pour tous les couloirs, car chacun a sa physionomie propre : large ou étroit, voire encaissé ; avec ou sans ruptures de pente ; départ rocheux raide, type Rochers de Vallorin, ou large et moins raide, donc plus propice à la présence de plaques… On peut cependant édicter quelques règles générales :

>> les couloirs raides se purgent spontanément durant les chutes de neige d’importance, ou très peu de temps après, même ceux exposés à l’ombre. Ceci a donc, pour la suite, un effet positif sur la stabilité de la neige récente qui se retrouve densifiée. Ce qui doit probablement se produire dans l’axe de ce couloir rectiligne des Vallorins ;

>> le centre des couloirs présente souvent un profil concave (d’un bord à l’autre), ce qui est moins favorable à une rupture dans la neige. Il reste le cas des contre-pentes qui bordent très souvent les couloirs ; elles sont d’autant plus tentantes que les traces des skieurs précédents au centre du couloir sont nombreuses… Ces contre-pentes présentent parfois un profil convexe, plus propice à la rupture d’une plaque. De plus, elles sont moins nettoyées par les purges spontanées que le centre du couloir.

Conclusions

Les circonstances de cet accident aux rochers de Vallorin sont cohérentes avec le niveau de risque d’avalanche provoqué annoncé dans le B.R.A. comme limité (niveau 2). Il peut même servir de cas pour illustrer un tel niveau de risque.

••>> Par ailleurs, chez les randonneurs, il est fréquent de se dire : « par risque 2, je vais partout. ».

Ce témoignage est là pour nous rappeler qu’il en est autrement. C’est du reste ce qu’il ressortait également de la lecture de la rubrique stabilité du BRA du jour.

Vincent LATU - Météo France Grenoble

Commentaire sur le comportement

De ce témoignage, constitué d’un éclairage croisé de 3 des 7 participants, ressortent nettement plusieurs éléments de comportement très classiques au sein de groupes expérimentés : 

la communication et la concertation semblent limitées à des aspects de convivialité, s’expliquant en partie par l’absence de leader (au plan formel) et l’habitude de fonctionner ensemble. En effet, dans la mesure où aucun participant n’affiche une autorité technique (avec ou sans diplôme), le groupe adopte un fonctionnement où chacun se repose sur l’autre, gardant parfois ses observations et ses doutes pour lui ;

  “ l’appel de la poudre ”, encore présente en cette fin mars dans un couloir nord, entraîne une certaine euphorie, celle-ci est inévitable pour des skieurs ! Néanmoins, elle peut être jugulée par des consignes spécifiques et l’adoption d’une stratégie de groupe : position les uns par rapport aux autres, choix de points d’arrêts abrités, possibilités de communication entre le premier et le dernier ; 

lors de la survenue de l’accident, une organisation efficace au sein du groupe apparaît nettement : un leader s’affirme (ici Berny, est-ce lié aux circonstances et notamment sa position avantageuse – à l’abri et plus en aval que les autres - dans le couloir ?). Sous sa coordination, chacun met alors en oeuvre son savoir-faire, l’expérience ressort alors : répartition rapide des rôles, méfiance vis-à-vis d’une suravalanche, maîtrise du protocole de recherche, du passage de l’alerte et des premiers gestes de secourisme…

Je profite de ce récit pour insister sur une notion qui souvent accentue le décalage entre nos analyses et nos décisions ou actions : le maintien (ou pas) de la vigilance. Tout commence lors de la préparation de la sortie, phase durant laquelle, en fonction de son expérience et de ses connaissances, il est déjà possible d’identifier des éléments à surveiller. Concrètement, sur cet exemple, il s’agissait du commentaire dans le BRA du jour, qui faisait état d’un risque de départs provoqués d’avalanches de neige froide dans des pentes raides ombragées.

Dès lors que la sortie commence, la vigilance doit être permanente, ceci est largement possible sans nuire au plaisir ! Des indicateurs de dangers (constats d’une instabilité particulière, évolution du temps, fatigue dans le groupe…) peuvent alors nous pousser à s’adapter ou à renoncer.

Enfin, à l’abord d’un passage délicat, la vigilance doit se traduire par de l’anticipation et une conduite de groupe appropriée. Précisément ici, plusieurs problèmes apparaissent dans la gestion de cette descente. Les solutions idéales n’existent sûrement pas pour un groupe de 7, mais voici au moins quelques principes : 

repérer sur le terrain les zones à éviter, telles que des contre-pentes plus raides, un secteur convexe (bombé), une pente avec des indices de surcharge par le vent ou au contraire durcie ; 

dans la même logique, identifier les zones d’arrêt en des points sûrs, où tous se retrouvent ; à défaut, ces points sont des zones relais (le précédent repartant à l’approche du suivant) ; 

évoluer à vue les uns des autres (au moins le leader doit arriver à voir ses compagnons), de manière à pouvoir toujours s’observer et communiquer. Bien sûr, le premier s’engage seulement si tout le monde est prêt (skis aux pieds, prêt à intervenir). Il reste, comme dans cet exemple, le problème du « bottage » (perte de contact avec les autres membres du groupe), qui peut aussi souvent s’anticiper ; 

résister à la tentation de skier à plusieurs en même temps dans des pentes chargées et ne jamais s’arrêter dans l’axe des autres skieurs ou du couloir. Ces principes n’ont été que peu ou pas appliqués par ce groupe, pourtant expérimenté mais sûrement pas assez vigilant par une belle journée pour laquelle le BRA annonçait un risque limité d’avalanches. 

Sébastien Escande - Cemagref unité ETNA - Guide de Haute Montagne

couloir des Vallorins - anena

couloir des Vallorins

temoignage 130 - couloir vu dépôt avalanche - anena

Vue du bas dans la zone de dépôt

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