Association Nationale pour l’Étude de la Neige et des Avalanches

BOUTIQUE ANENA

adhésion - abonnement 2017

Soutenez les actions de l'Anena

ADHÉREZ !! par carte ou par chèque directement en ligne

faites un don à l'Anena

Où nous trouver ?

15, rue Ernest Calvat
38000 Grenoble

Accéder au plan

Tél : + 33 (0)4 76 51 39 39
Fax : + 33 (0)4 76 42 81 66 

Suivez nous

   

Entrainement

1. Familiarisation

Chacun doit connaître parfaitement les caractéristiques et le maniement de son DVA. La moindre hésitation, la moindre fausse manœuvre peut avoir des conséquences dramatiques. Il vaut donc mieux posséder son propre appareil.
La lecture du mode d'emploi, appareil en main, est un préalable indispensable. Mise en marche, commutation en émission et en réception ainsi qu'extinction de l'appareil doivent être maîtrisées. Le fonctionnement du potentiomètre (s'il y en a un), la signification des indications visuelles (indications chiffrées, diodes, flèches), l'utilisation de boutons ne doivent plus avoir de secrets.

Il faut ensuite apprendre à utiliser correctement le DVA pour une recherche. Dans un premier temps, cette phase se fait à vue : elle permet de comparer visuellement les indications données par l'appareil avec sa position réelle par rapport au DVA émetteur.

Un premier exercice permet de prendre conscience des variations de portée en fonction de la position des appareils, des appareils eux-mêmes, des personnes qui les utilisent et de l'état des piles.

On pose un appareil en émission sur le sol. On se place ensuite à une soixantaine de mètres et l'on avance avec son DVA en réception, positionné dans l'axe de l'émetteur (potentiomètre au maximum avec un modèle analogique). Chacun s'arrête dès réception du premier signal. S'il y a plusieurs DVA, on pourra comparer les positions : en fonction des modèles et des utilisateurs, la distance entre émetteur et récepteur peut être très variable. On tourne ensuite l'appareil récepteur de 90° : l'indication de réception du signal disparaît. Il faut s'avancer de plusieurs mètres pour capter à nouveau un signal. Si l'on recommence cette opération avec des piles plus usées, on mettra aussi en évidence l'influence de l'état des piles.

L'exercice suivant permet l'apprentissage de la recherche secondaire. Il est intéressant de faire cet exercice en terrain plat et sur neige vierge, ce qui permet de matérialiser l'itinéraire suivi. La méthode utilisée dépend du modèle dont on dispose. C'est au cours de cet exercice que l'on apprend à faire une recherche en interprétant les indications données par le DVA pour atteindre l'émetteur. On pourra en permanence étudier l'influence d'un déplacement sur les indications reçues.
Lorsque la technique de recherche secondaire est acquise, on passe à la localisation fine (ou recherche finale). Le DVA en émission est posé sur le sol. La méthode à suivre peut être différente d'un modèle à l'autre. Toutefois, la croix finale peut être utilisée pour tous les appareils. Le fait de voir l'émetteur permet de bien étudier les réactions de son appareil (variation et intensité du signal sonore ou valeur de l'indication chiffrée) en fonction de la distance.


2. Recherche individuelle d'appareils cachés

Cette deuxième phase permet de s'entraîner individuellement en localisant un DVA en émission caché sous la neige.
On enfouit le DVA en émission assez profondément (50 centimètres au moins) et on commence la recherche à une distance de 50 à 100 m. Ceci permet de s'entraîner à la recherche primaire et de prendre conscience du temps qu'elle peut demander.
Il est conseillé de mettre l'appareil dans un sac plastique étanche, dans un sac à dos ou sous une petite planche. Ainsi, la détection du DVA après la localisation finale pourra être plus facilement confirmée par un coup de sonde.
Un chronomètre permet de savoir si l'on est bien entraîné. La localisation ne doit pas demander plus de 3 minutes à partir du moment où l'on a capté le premier signal.

La recherche finale étant la phase où l'on perd généralement le plus de temps, il est recommandé de s'y entraîner souvent. En peu de temps et sur peu d'espace, on peut procéder à de nombreux exercices. Le " cacheur " dissimule un appareil à cinquante centimètres de profondeur et à 2 ou 3 mètres du chercheur qui effectue directement la recherche finale. On inverse ensuite les rôles. Si on ne dispose que d'une dizaine de minutes, c'est cet exercice qu'il faut privilégier. On pourra placer les DVA de telle façon que deux maxima soient obtenus.

On complique ensuite les choses en cachant deux ou plusieurs appareils. Compte tenu de la difficulté d'une recherche multiple, il est très important de s'entraîner à rechercher simultanément plusieurs émetteurs. Placer deux ou trois DVA en émission de telle sorte que le chercheur capte simultanément deux ou trois signaux. La recherche multiple se fait conformément à la notice du DVA. Dans tous les cas, elle consiste à se concentrer sur un DVA et à le localiser, avant de faire de même pour chacun des suivants. Quand le premier DVA est localisé, ne pas l'éteindre mais chercher le second. La localisation d'autres victimes doit se poursuivre sans attendre que la première soit dégagée et que son appareil soit éteint. Ceci constituerait une perte de temps qui pourrait être fatale.


3. Travail en groupe sur avalanche

Qu'il s'agisse d'une avalanche réelle ou d'un terrain arbitrairement délimité, il est préférable qu'il soit pentu et pose des problèmes de déplacement, afin de se placer dans des conditions proches de la réalité.

Après avoir dissimulé un nombre x de DVA, on désigne un groupe de quatre ou cinq personnes que l'on place en haut, au milieu ou en bas de la coulée. On chronomètre l'opération. La mesure du temps de recherche constitue un excellent élément pour évaluer le niveau d'entraînement : tous les DVA doivent être trouvés en moins de dix minutes. Les autres participants assistent en observateurs avant de devenir acteurs à leur tour.

Chaque exercice fait ensuite l'objet d'une critique collective.
Absence de leader désigné, confusion des rôles (normalement, le chef des opérations surveille mais ne participe pas aux recherches), oubli des pelles et des sondes, manque de méthode, hésitations dans l'organisation des recherches, focalisation sur un seul appareil au détriment d'autres DVA cachés sont autant d'erreurs classiques.

Même si on est bien entraîné, il ne faut pas oublier le côté trompeur de ces exercices (absence de stress, terrain moins tourmenté). Ils doivent être renouvelés régulièrement, de façon à pouvoir effectuer rapidement une recherche, en gardant à l'esprit que :

•• >> Toutes les victimes doivent être dégagées en moins de 15 minutes ;

•• >> En fonction de la taille de l'avalanche, du nombre de sauveteurs, de la qualité de la neige, la recherche primaire peut être longue ;

•• >> En fonction de la profondeur d'ensevelissement (inférieure à 70 cm dans plus de 50 % des cas selon des études récentes) et de la qualité de la neige, le dégagement de la victime peut prendre du temps ;

L'organisation de la recherche doit être aussi rapide que possible. Le temps s'écoulant entre le moment où l'on capte le premier signal et celui où l'on commence à creuser ne doit pas excéder 3 minutes.

À RETENIR

Ce n'est pas l'Arva qui fait le bon sauveteur, mais la parfaite connaissance de son maniement et de son fonctionnement.

 Seul un entraînement régulier permet d'acquérir une bonne maîtrise.

 Cet entraînement comporte trois phases :

     • familiarisation avec l'appareil (mode d'emploi, travail à vue) ;

     • technique individuelle (recherche d'appareils ensevelis) ;

     • simulation d'accidents (organisation collective d'une recherche).

 L'organisation de la recherche (passage de tous les Arva en réception, établissement de la stratégie de recherche, etc.) doit être aussi rapide que possible.

 Il ne doit pas s'écouler plus de 3 minutes entre le moment où l'on capte le signal de l'Arva émetteur pour la première fois et celui où l'on commence à creuser pour le dégager.

Un site très documenté et beau dédié à la sécurité en montagne qui propose, entre autres thèmes, un entrainement interactif à la recherche avec le DVA, mis au point par un guide suisse Louis PIGUET.

toutes les infos : www.montagne-secu.com

Dossiers de presse | Coordonnées Anena | E-mails équipe | Plan d'accès | Plan du site | Mentions légales