Association Nationale pour l’Étude de la Neige et des Avalanches

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Optimiser sa technique de localisation finale avec le DVA et la sonde ...

Le contest « DVA » organisé lors du Banzag, fin mars 2013 aux Grands Montets, nous a permis de remarquer toutes les petites erreurs techniques et tactiques que les pratiquants peuvent faire lors de la localisation finale d'un DVA.
Sur cet événement, une trentaine de riders se sont frottés au chronomètre, sur un scénario d'ensevelissement très simple, mais représentatif d'une certaine réalité (un DVA émetteur enseveli sous 100 cm, dans un champ d'environ 40 m X 25 m).

Globalement, à peu près tous les riders ont touché le sac enseveli en moins de 5 minutes.
Si, dans l'ensemble, les performances des uns et des autres étaient bonnes, les techniques/tactiques utilisées pour la localisation finale manquaient souvent de rigueur.
Conséquence : alors que la recherche approximative prenait peu de temps, les phases de recherche fine en croix et de sondage « mangeaient » de précieuses secondes. Il fallait en effet souvent moins d'une minute pour parcourir les trente mètres dans la phase de recherche approximative du signal, mais plus de deux minutes pour prospecter les derniers mètres carré en phase de recherche fine et de sondage. C'est un paradoxe que l'on rencontre régulièrement dans les formations d'utilisateurs « intermédiaires », la masse des freeriders et skieurs de randonnée.

Quelles sont les erreurs les plus fréquentes dans cette phase finale ?

1 - On oublie de baisser son potentiomètre
:: Résultat : le « bip » est trop fort, le sauveteur n'arrive pas à déterminer le point de signal maximum, il tourne en rond et il ne s'engage pas dans la phase de recherche fine en croix.
>> Solution : BAISSER le potentiomètre jusqu'à un « MINIMUM AUDIBLE », quitte à avoir le DVA collé à l'oreille. Au dernier cran du potentiomètre, il faut faire la croix finale, DVA au ras de la neige.

2 - La croix finale n'est pas une croix.
Le sauveteur ne déplace pas le DVA au ras de la neige, les droites sont en fait des courbes et il change sans arrêt l'orientation du DVA.
:: Résultat : le sauveteur met beaucoup de temps à trouver un vague point de signal maximum.
>> Solution : un peu de RECTITUDE dans notre monde tout en courbes : la croix finale doit être une CROIX !
Lorsque l'indicateur de distance affiche 3.0 (ou que le potentiomètre est sur le dernier cran), il faut engager la recherche fine en croix : DVA au ras de la surface ; grandes droites perpendiculaires ; orientation initiale du DVA non modifiée.

3 - On « pinaille » pour quelques centimètres de précision.sondage rigueur final
Dans la croix finale, le sauveteur cherche à trouver un chiffre minimum sur une surface déjà très réduite (souvent un carré de moins de 50 cm !).
:: Résultat : les secondes s'égrènent pour un gain de précision souvent inutile !
>> Solution : lorsque sur la première droite le chiffre minimum indiqué est proche de 1.0, UNE SEULE PERPENDICULAIRE est bien souvent suffisante, mais pas forcément nécessaire. Le sondage sert à trouver précisément la victime !

4 - On fait un mixte simultané entre DVA et Sonde.
:: Résultat : le mixte est bien souvent contre-productif car aucun des outils n'est utilisé correctement.
>> Solution : chaque PHASE doit être STRICTEMENT DIFFÉRENCIÉE. À la phase de recherche fine avec le DVA doit succéder la phase de recherche du point avec la sonde.

5 - On manque de rigueur et de rapidité dans le sondage.
Le sauveteur sonde de manière aléatoire, lentement, il multiplie les coups de sonde aux mêmes endroits et n'élargit pas la surface de sondage (croyant avoir été suffisamment précis avec le DVA ... alors qu'il n'y a rien de plus précis qu'un coup de sonde).
:: Résultat : le sauveteur ne comprend pas pourquoi il ne touche rien à la sonde ... il reprend son DVA pour confirmer à nouveau le point de signal maximum, et il perd à nouveau du temps.
>> Solution : quand on a déterminé le point de signal maximum avec le DVA, il faut placer un repère (bâton) et SONDER MÉTHODIQUEMENT, à partir de ce repère, en colimaçon et en élargissant la surface sondée jusqu'à toucher la victime.


Pour une victime ensevelie, une ou deux minutes de moins sous l'avalanche peuvent parfois faire la différence entre un état de conscience, l'inconscience, un arrêt cardio-respiratoire, etc. Autant être efficace dans tous les compartiments du sauvetage en autonomie : recherche du signal, recherche approximative, localisation finale, pelletage et dégagement ... et premiers soins.
Formez-vous, entraînez-vous ... et pas seulement à la recherche approximative avec DVA !

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Petit guide pratique pour la recherche des victimes d'avalanche

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