Association Nationale pour l’Étude de la Neige et des Avalanches

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DVA - Techniques de recherche

1 - Recherche du signal

On distingue quatre phases :

1. la recherche du signal
Elle a pour but l'obtention d'un premier signal.

2. la recherche approximative
Elle permet la localisation approximative de la victime (à 2 ou 3 m près).

3. la recherche fine
Elle permet de déterminer, avecv le DVA, aussi précisément que possible la localisation probable de la victime.
Le DVA doit être détaché du corps pour être plus facilement utilisé en mode réception.

4. le sondage
Seul le sondage permet de connaître la position et la profondeur exacte de la victime

1 - Recherche du signal

Il s’agit de parcourir systématiquement le dépôt de l’avalanche jusqu’à capter avec son DVA en réception le signal du ou des DVA en émission.
Pour obtenir un premier signal avec un appareil analogique doté d’un potentiomètre, celui-ci doit être réglé sur la position correspondant à la sensibilité maximale. Tout en se déplaçant, on oriente l’appareil, quel que soit le type, sur ses trois axes jusqu’à réception d’un premier signal sonore. S’il est faible, on poursuit la progression dans la même direction sans modifier la position de l’appareil, jusqu’à obtenir un signal plus net. La réception d’un signal net marque la fin de la recherche primaire. Avec les appareils numériques, la réception de signaux visuels stables correspond à un signal sonore net.

Quelques propositions de stratégie de recherche primaire exhaustive sur le dépôt d'une avalanche, en fonction du nombre de sauveteurs et de la surface à prospecter.
(PU est la portée utile du DVA en réception.)

 techniques de recherche DVA - recherche primaire (anena)

 techniques de recherche DVA - recherche primaire (anena)

 techniques de recherche DVA - recherche primaire (anena)

 techniques de recherche DVA - recherche primaire (anena)

2 - Recherche approximative

À partir du premier signal, il s'agit de localiser approximativement la victime. Pour cela, il existe deux méthodes :

l'une, avec déplacement selon des axes perpendiculaires successifs. C'est la méthode en croix,

l'autre avec déplacement selon une courbe correspondant aux lignes de champ électromagnétique produit par l'émetteur. C'est la méthode directionnelle.

Les DVA analogiques peuvent être utilisés avec l'une ou l'autre de ces méthodes. La première est plus systématique, l'autre plus intuitive. On privilégiera celle que l'on maîtrise le mieux, avec laquelle on est le plus rapide et le plus sûr. Quant aux DVA numériques, ils font appel à la méthode directionnelle même si, en théorie, on peut aussi utiliser la méthode de la croix.

2.1. La méthode en croix

À la réception du premier signal, on continue tout droit. Le " bip " croît, passe par un maximum puis commence à décroître. Sans attendre qu'il disparaisse, on revient en arrière jusqu'au point d'intensité maximum (éventuellement redéfini par un nouveau dépassement).

De ce point, partir à angle droit par rapport à la direction de marche précédente après avoir baissé le potentiomètre jusqu'au minimum audible. On se rend compte très vite si l'on est parti du bon côté (son croissant) ou du mauvais côté (perte rapide du signal).

On recherche alors sur cette nouvelle direction le point d'intensité maximum. Poursuivre ainsi jusqu'à ce que le potentiomètre soit positionné sur l'un des deux derniers crans (sensibilité minimale), ce qui marque la fin de la recherche approximative. Attention, pendant le déplacement, ne pas modifier l'orientation du DVA.

 dva techniques de recherche en croix (anena)

2.2. La méthode directionnelle

On suit les lignes de champ électromagnétique émis par l'appareil enseveli. Lorsque le récepteur est parallèle à la ligne de champ, le signal reçu est maximum. S'il est perpendiculaire, ce signal est minimuml. Il faut donc aller dans la direction matérialisée par l'axe du DVA quand le signal est le plus fort.
Pour déterminer cette direction, on fait pivoter l'appareil horizontalement sur 180°.

••>> Recherche avec un DVA analogique

Lorsqu'on fait pivoter l'appareil de 180°, un signal sonore maximum apparaît, matérialisant la direction dans laquelle il faut aller. Si ce signal augmente quand on se déplace, le sens de progression est correct.
Dans le cas contraire, faire demi-tour et repartir dans le sens opposé. On se déplace de quelques mètres dans cette direction puis on refait le point, en faisant à nouveau pivoter l'appareil de 180° pour déterminer le signal le plus fort et la direction à suivre.
Au fur et à mesure de la progression, on baisse le potentiomètre afin de mieux déterminer la direction du son maximum. Lorsque le potentiomètre est sur l'un des deux derniers crans, on passe à la recherche fine. Cette méthode appelle quelques remarques :

• si l'on n'est pas parfaitement entraîné, mieux vaut dissocier les deux phases recherche du son maxi et progression.
La première doit se faire avec concentration et sans précipitation, la seconde sans arrêt ni hésitation ;
• si on a de la difficulté à déterminer la bonne direction (celle du son maximum), c'est parce que l'on n'a pas baissé suffisamment le potentiomètre ;
• il n'est pas nécessaire de déterminer la direction à suivre avec une grande précision car le recalage se fait rapidement par la suite ;
• il est parfois plus facile de repérer les directions de perte du signal. La direction du son maximum se trouve alors au milieu de l'angle défini par les deux directions d'extinction ;
• le terme de recherche " directionnelle " peut induire en erreur car on ne va pas directement sur l'émetteur. Cela ne se produit que dans le cas particulier où les antennes des deux appareils sont dans l'axe l'une de l'autre. Le fait de suivre des lignes de champ peut entraîner sur des trajectoires apparemment aberrantes. Il y a des cas où on s'éloigne de l'émetteur et d'autres où l'on s'en rapproche pratiquement en ligne droite. Il faut être conscient de ce phénomène pour ne pas être désorienté.

••>> Recherche avec un DVA numérique

Les indications de direction sont données par des diodes ou des flèches, les indications de progression par un nombre.
La direction à suivre correspond à celle indiquée par la diode ou la flèche centrale lorsque celle-ci apparaît sur l'écran ou s'allume. Elle est également donnée par l'indice de progression le plus faible. Les indications chiffrées permettent également de savoir si l'on part dans la bonne direction. Elles diminuent si on se rapproche de l'émetteur, augmentent dans le cas contraire. Chaque fois que la diode (ou la flèche) centrale s'éteint, on oriente le DVA devant soi dans différentes positions sur un plan horizontal (180° au maximum) pour rallumer la diode et déterminer la nouvelle direction à suivre. La recherche approximative se termine lorsque la valeur affichée est inférieure à 3.

technique de recherche DVA directionnelle (anena)

Remarques

• La valeur affichée n'indique pas la distance qui sépare les appareils émetteur et récepteur, ni la distance qui reste à parcourir. C'est pourquoi on parle plutôt d'indicateur de progression.
• Si on effectue des mouvements rapides, les indications chiffrées peuvent disparaître quelques secondes. Attendre qu'elles reviennent ou faire pivoter l'appareil jusqu'à ce qu'on les retrouve.
• Comme dans la recherche avec signal sonore, il n'est pas nécessaire de déterminer très précisément la direction à suivre puisque le recalage se fait automatiquement.

3 - Recherche fine

Certains modèles proposent des techniques particulières qui ne sont pas présentées ici compte tenu de leur spécificité. Une lecture attentive du mode d‘emploi et de fréquents entrainements sont nécessaires.
Dans tous les cas, la méthode en croix peut être utilisée.

technique de recherche DVA localisation finale (anena)

 

3.1 Avec DVA analogique (bip sonore)

Lorsque le potentiomètre est sur l'un des deux derniers crans (selon la profondeur d'ensevelissement), on est aux environs immédiats de la victime. Le DVA doit alors être placé au ras de la neige et déplacé parallèlement à lui-même sur une ligne droite où l'on détermine l'endroit où le son est le plus fort. De là, on part à la perpendiculaire, tout en conservant le DVA parallèle à lui-même. Le point de son maximum déterminé correspond à l'endroit où il faut donner le premier coup de sonde. On peut renouveler l'opération pour affiner la localisation mais il est souvent plus rapide de commencer à sonder dès que l'on a défini la zone probable de localisation à 50 cm près.

Attention, il y a parfois deux maxima sur une même droite. C'est le cas lorsque les appareils émetteur et récepteur sont perpendiculaires. Il faut donc prolonger le mouvement d'un mètre au moins, de chaque côté, au-delà de la disparition du son et vérifier que celui-ci ne réapparaît pas. Si l'on trouve un deuxième maximum, le point à prendre en considération sera situé au milieu des deux maxima déterminés.

On peut aussi, après un premier passage, modifier l'orientation de l'appareil récepteur. Si le maximum n'est pas au même endroit, il y a un phénomène de double maximum. On détermine l'emplacement du deuxième point comme ci- dessus. Si on ne fait pas une croix d'une envergure suffisante, on risque de manquer un deuxième maximum et de creuser inutilement. Cela confirme l'utilité de la sonde, qui, tout en indiquant la profondeur d'ensevelissement de la victime, la localise avec précision.

3.2 Avec DVA numérique (indication chiffrée)

La technique est la même mais l'indication chiffrée remplace le signal sonore. On repère le point (ou le milieu des deux points s'il y a double maximum) où la valeur affichée est minimale. Quand la valeur chiffrée est voisine de 0,5, on peut commencer à sonder.

Comment faire lorsqu'il y a plusieurs appareils enfouis ?

Il faut distinguer la détection de plusieurs appareils et la recherche multiple proprement dite.

Pour détecter la présence de plusieurs émetteurs, différents cas peuvent se présenter. Certains modèles numériques annoncent eux-mêmes qu'ils captent plusieur émetteurs (mais sans dire combien).
Dans d'autres, il faut effectuer un balayage de 180° et compter les directions données par l'indicateur de direction. Enfin dans le cas de DVA analogiques, on perçoit plusieurs signaux sonores d'intensité et d'amplitude différentes.
Dans ce dernier cas il est alors (relativement) facile de dire s'il y a un ou plusieurs émetteurs mais il est très difficile de les dénombrer s'il y en a trois ou plus.

La recherche multiple consiste à rechercher plusieurs émetteurs que l'on capte simultanément. La difficulté n'est pas seulement de localiser le premier émetteur mais de chercher les suivants sans que le premier soit éteint. Plusieurs méthodes systématiques existent :

>> Micro-bandes de recherche ; tactiques de recherche en présence de plusieurs ensevelis
Manuel GENSWEIN

La méthode de recherche présentée ici comprend d'une part l'analyse conséquente de la situation des ensevelis et d'autre part une marche à suivre systématique qui peut toujours être appliquée de la même façon, car indépendante de la situation et de l'appareil.

Lire l'article (fichier PDF 272 Ko)

>> La méthode des trois cercles : Ensevelissements multiples dans un espace limité
Traduction : Bruno Hasler, responsable Formation au CAS

Lorsque plusieurs personnes sont complètement ensevelies dans un espace limité, le CAS (Club Alpin Suisse) et Jeunesse + Sport (J+S) recommandent la méthode des trois cercles, développée par le Club alpin allemand DAV.

(Sources : Dieter Stopper, Chris Semmel, « DAV-Sicherheitsforschung. 3-Kreis-Methode. », Bergundsteigen 4/2004, pp. 62-65. Kurt Winkler, Hans-Peter Brehm, Jürg Haltmeier, Sports de montagne d'hiver, Editions du CAS, Berne 2006.)

Lire l'article (fichier PDF 420 Ko)

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